‹ Contribution à l'Étude des Calcifications PleuralesChapitre 15 sur 17 · LATE · texte numérisé non relu

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centimètres, sur à peine 3 centimètres de largeur à sa partie renflée; son opacité est à peu près homogène: son contour est ourlé d’une bordure plus opaque. A côté de cette plaque d’un seul tenant, en dedans de son bord interne, sur 3 à 4 centimètres de largeur, sont essaimées de fines granulations également opaques de formes variables, contituant par leur ensemble une sorte de piqueté dont les éléments ont à peu près les dimensions d’un grain de mil et qui sont autant de minimes calcifications. Le reste du champ pulmonaire droit est légèrement voilé. L’hémidiaphragme droit est dentelé, adhérent à la paroi costale le sinus en est comblé.

Dans le champ pulmonaire gauche existent d’autre part, des images pathologiques sur lesquelles nous reviendrons dans un instant.

Une exploration à l’aiguille pratiquée dans la zone correspondant à l’opacité fusiforme susdite fournit la preuve de la nature calcaire de cette plaque; l’aiguille est arrêtée à 3 centimètres de profondeur par un plan dur, infranchissable et en déplaçant légèrement l’instrument on a la sensation, non sans éveiller une vive douleur chez la patiente d’une surface plus ou moïns rugueuse.

Par une heureuse circonstance, cette malade possédait d’autres radiographies antérieures que nous avons pu examiner. Sur la première, datant du 4 mars 1926 — soit un an après l'intervention ayant provoqué l’hémothorax et sept ou huit mois après le début apparent du processus symphysaire — on peut déjà voir, malgré l'insuffisance du cliché, une opacité fusiforme, allongée parallèlement au rachis dévié, de même longueur que celle observée sur notre film de janvier 1931, opacité moins bien limitée en dehors mais dont le bord interne très net correspond exactement, par décalque, à celui de cette image

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opaque en os de seiche retrouvée désormais sur les films ultérieurs. Il n’est pas douteux que la plaque calcifiée est déjà en grande partie, sinon en totalité, constituée.

Les autres radiographies de décembre 1929 et d'août 1930 montrent cette même plaque identique dans son aspect à celui de Janvier 1931; elles révèlent de plus le semis de petites calcifications, situées en dedans de cette masse calcaire pan cree, semis dont la densité et la disposition paraissent n’avoir pas varié.

Mais l’examen de ces radiographies successives, bien plus que l’histoire clinique de cette malade, devait nous révéler chez elle l’existence d’un autre élément pathologique : la notion d’une infiltration bacillaire à évolution singulièrement torpide du sommet du poumon gauche,

Le seul souvenir qu’ait la malade de cette évolution qui n’a jamais été décelée est un ensemble de quelques symptômes survenus au début de 1930 : fatigue, amaigrissement de quelques kilogrammes, léger état subfébrile vespéral, toux, points de côté à gauche. Elle n’a consulté aucun médecin à ce sujet, bien qu’elle aït cru de. voir observer un repos de six mois et se faire, de son propre chef, entre temps radiographier. C’est, nous l’avons dit, l’examen de ces radiographies qui seul permet de suivre l’évolution de cet épisode pulmonaire. Alors qu’en mars 1926 le champ pulmonaire gauche est normal et que seul existe, de ce côté, un groupe de calcifications hilaires de constatation banale, bien qu'ici particulièrement accentuées, le film de décembre 1929 décèle dans le quart supérieur du champ gauche quelques mouchetures et marbrures indiscutables; sur la radiographie d'août 1930, celle correspondant donc à la période où existaient les symptômes que nous avons signalés, un semis dense de fines pommelures et mouchetures occupe le tiers supé-

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