INTRODUCTION
Au cours de l’année 1929-1930, alors que nous étions externe dans le service de M. le D' Gandy, médecin de l'hôpital Lariboisière, nous avons pu observer et suivre deux cas de calcification pleurale. Il s’agit d’une affection relativement rare, bien étudiée déjà, mais dont certains points restent encore très obscurs et demandent à être élucidés. Aussi, nous a-t-il paru utile de reprendre la question dans une étude d’ensemble.
Nous avons été aidé dans ce travail par l’un de nos maîtres dans l’externat, Monsieur le Docteur Gandy. Qu'il veuille bien trouver ici l'expression de notre respectueuse gratitude.
Nous avons aussi largement profité des enseignements de M. Paul Baïze, qui fut notre interne à Lariboïisière et qui nous a rendu au cours de notre externat de précieux services. Aussi, tenons-nous à lui exprimer ici notre vive reconnaissance.
La calcification pleurale est caractérisée par l’apparition d’un dépôt calcaire au niveau de la plèvre. Cette définition est, en réalité, un peu trop générale. Car ce terme de calcification pleurale englobe des réalités anatomiques différentes : plaques calcaires de siège, de nombre, d'épaisseur, de surface extrèmement variables, kystes à parois calcifiées dont la cavité est remplie d’un li-
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quide purulent plus ou moins modifié sous forme d'un magma plus ou moins crayeux.
La plèvre se calcifie dans des conditions variables. La calcification n’est découverte, le plus souvent, qu’à l’écran radiologique. Aussi, croyons-nous que la question des calcifications pleurales est intéressante tant au point de vue étiologique et pathogénique qu’au point de vue anatomique et radiologique.