‹ Contribution à l'Étude des Calcifications PleuralesChapitre 9 sur 17 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Les calcifications pleurales sont connues depuis fort longtemps, Morgagni, Sommering, Baïillie en avaient découvert au cours des autopsies pratiquées par eux.

Louis, Rayer en 1823, dans un rapport sur « l’ossification morbide considérée comme une terminaison des phlegmasies », Lobstein, Andral en 1829, Goddart en 1848, Parise en 1849 ont attiré l’attention sur cette affection. Ces auteurs voyaient dans toutes les plaques dures et épaisses de la plèvre des formations osseuses. Et Andral interprète le processus constitutif de ces formations pa- . thologiques, comme une véritable ossification morbide.

Cruveilhier, le premier, en 1850, attaqua cette manière de voir. Dans son traité d’Anatomie pathologique, au cours d’une étude approfondie des osteophytes pleuraux, il démontra la nature exacte de ces plaques de la plèvre et prouva qu’elles ne sont pas réellement osseuses, mais simplement ossiformes et qu'elles ne présentent ni les canalicules ni les cellules en forme de mouche de l’os vrai.

Après Cruveilhier, Savoye et Talamon, en 1872, reprennent la question. Ils poussent l’étude chimique des productions ossiformes et avancent qu’il s’agit « de l’infiltration des tissus par des granulations plus ou moins abondantes, formées de phosphate tribasique de chaux et de carbonate de chaux ».

Paulier en 1873, Gilbert en 1883, Pozzi et Hudelo en 1888, Pilliet en 1889, Poulalion en 1890, Brin en 1897, Rudaux en 1897, rapportent des observations de calcification pleurale, la plupart découvertes d’autopsie. Et

se

Poulalion consacre sa thèse de 1891 à la calcification pleurale. Plus tard, Sénus, dans le Dictionnaire de Dechambre l’étudie en un long article. Tuffier, Jardry et Gy font, en 1907, une revue générale de la question.

De 1907 à 1937, les calcifications pleurales ont surtout été étudiées en France par les auteurs Lyonnais. De nombreuses publications sont faites dans « Lyon-Médical » par Rendu en 1913, Roubier, Coste et Lamy en 1927, par Pallasse en 1921 et 1927, par Roubier et Mayoux en 1924, par Laroyenne, Chaiïx et Parthiot en 1925. En 1925, Baudry consacre sa thèse à la calcification pleurale, Barbier en 1925, Pallasse et M°"° Lambert en 1298, Pallasse et Langénieux en 1928, rapportent de nouveaux cas.

À Paris, Cottu, Laubry et Collin en 1907, Duvoir et Piédelièvre en 1920, Estor en 1928, signalent de nouvelles observations. Gandy et Baïze en 1930 observent deux nouveaux cas de calcification pleurale et donnent une bonne étude d'ensemble de la question dans la « Presse Médicale ».

À l'étranger, les auteurs allemands s'intéressent particulièrement à cette affection : Horn dès 1809, Ulrich en 1858, Wolff en 1874, Schemmel en 1907, puis Focke en 1924, Lommel et Lorenz en 1925, Arnold et Hammer en 1926, Uspensky en 1927, Lenthe en 1928, Ulrich K. et H. Naumann en 1930.

En Italie, nous ne trouvons guère que trois relations de calcification pleurale : celle de Mastrosimone en 1904, celle de Nassano en 1906 et celle de Maragliano en 1923. Parmi les auteurs belges, nous n’avons à retenir que Pierre, en raison de son étude sur la question en 1898. Les revues anglaises contiennent quelques communications : celle de Scott en 1898, de Sainsbury en 1895, de Salter en 1853, de Young en 1925. Nous ne ferons que si-

Page 1