‹ Contribution à l'étude des Calculs AmygdaliensChapitre 8 sur 21 · MS ANS · texte numérisé non relu

MS ANS

Ces calculs, dit M. Robin, sont tantôt durs, à cassure, nette tantôt assez résistants au toucher, mais friables sous l'influence de frottements un peu plus forts. Il sont d’un blanc grisètre à surface verruqueuse ou poreuse, tandis que Île centre est plus homogène, plus compact; on y trouve des cristaux cohérents dont les arêtes et les faces sont plus ou moins régulières, composés de phosphates et de carbonates calcaires (1). »

Nous donnerons, plus loin, la description du calcul observé par M. le docteur Beausoleil et examiné, au point de vue chimique, par M. Denigès.

La composition clinique des calculs amygdaliens est à peu près constante. Ce qui y prédomine en effet et s'y trouve toujours, ce sont les sels de chaux.

Celui de Laugier était composé de deux centigrammes de phosphate de chaux, un centigramme d’eau, un demi centigramme de mucus d'odeur fétide.

Le doctéur Deschamps donne du sien la description suivante : Dimensions considérables; comparable à une très grosse dragée, séparée en deux parties par une véritable surface articulaire. Densité faible, supérieure cependant à celle de l'eau. Poids de 1 gr. 25. Couleur gris verdâtre. Cassure grenue, comme spongieuse, ressemblant à de la pierre ponce à grains très fins. Pas de noyau.

Au microscope, les débris écrasés sont amorphes et ne contiennent pas de cristaux. En mettant sur la préparation une goutte d'acide acétique, on voit les débris du calcul fondre en dégageant de fines bulles de gaz qui paraissent dénoter la présence de filaments de leptothrix buccalis assez nombreux.

(1) Terrillon (Arch. gën. de méd., Paris 1884).

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