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L'ANATOMO-PATHOLOGIE

Les cancers multiples ne diffèrent point des autres cancers du côlon au point de vue macrôscopique et microscopique. Leur mode d'extension, s’il n’a rien de particulier, mérite d’être rappelé, car il intervient dans leur pathogénie.

a) Les formes macroscopiques.

1° Forme végétante.

La tumeur est constituée par des bourgeons qui font dass la

cavité de l’organe, une saillie plus ou moins prononcée selon, l’évolution du néoplasme. La base d'implantation de la tumeur peut être étroite, la tumeur paraissant pédiculée ; elle est souvent très large et les végétations néoplasiques s'étendent à la surface et recouvrent une grande étendue.

1. Le massif néoplasique est tantôt compact, tantôt friable ; c’est alors que l'élimination des masses nécrotiques détermine des hémorragies. L’infiltration a plutôt tendance à s'étendre en largeur qu’en profondeur.

2° Forme ulcéreuse.

Toute tumeur peut s’ulcérer, mais certaines tumeurs présentent dès le début de leur développement, une prédisposition à l’ulcération, la tumeur prenant alors l'aspect d’un cratère avec en son fond des masses nécrotiques en voie d'élimination.

3° Forme tnfiltrante.

Le néoplasme se produit par lépaississement et lindura- » : 4 : PA " tion progressive des tissus ; à mesure que ce processus s'étend, il amène la rétraction.

b) Les formes histologiques.

Selon que la tumeur reproduit l’aspect structural ou non de l’épithélium, on a ainsi l’épithélioma glandulaire (typique) ou l’épithélioma atypique, l’épithélioma muqueux (ou colloïde) se caractérisant par une production importante de mucus.

i° Forme glandulaire.

Les cellules néoplasiques ont tendance à s'organiser en tubes. Les tubes sont plus ou'moins réguliers, orientés dans tous les sens. Les cellules peuvent constituer à l’intérieur des tubes, des végétations papillaires.

Les éléments néoplasiques manifestent, par aïlleurs, des signes de différenciation poussée, c’est ainsi que la sécrétion de mucus peut être abondante.

2° Forme alypique.

Elle est primitive ou secondaire à la forme typique. Les cellules n’ont aucune tendance à former des tubes, mais forment des amas, des traînées, noyés dans un stroma fibreux.

A l'extrême, on a des aspects de cellules inflammatoires.

3° Forme muqueuse.

Dans cette forme, les cellules sécrètent du mucus en abondance. Il existe des nappes de mucus dans lesquelles sont dispersées les cellules néoplasiques isolées ou en amas. Les cellules elles-mêmes sont gonflées de mucus, le noyau refoulé à la périphérie réalisant l’aspect « en chaton de bague ».

Pour certains auteurs, l’atypie cellulaire serait un signe plus grand de malignité.

c) Le mode d'extension.

Il serait facile à observer car les muqueuses cylindriques offrent un terrain favorable à l’étude, mais d’autre part, lorsque la tumeur est découverte, elle évolue depuis un certain temps et l’on saisit rarement le stade de début.

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