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ces tubes sécrètent, par places, d'importantes quantités de mucus qui demeurent intra- glandulaires 6u se répandent dans le stroma conjonctif. Les parois sont infiltrées dans leur totalité de bourgeons néoplasiques, et ce, jusqu’au voisinage du péritoine.
Fragment du cœeum : la muqueuse est demeurée normale dans la plus grande partie. Elle est soulevée par un processus inflammatoire très important et la sous-muqueuse est partout respectée, sauf en un point où se développent des tubes néoplasiques du type cylindrique, analogues à. ceux décrits précédemment. |
« Il s’agit là d’une métaslase, car dans l'épaisseur de la paroi musculaire, on retrouve des embolies néoplasiques, et dans l’ensemble, l'extension du néo est Héonecaun moins importante à ce niveau.
« Il s’agit donc d’une métastase cœcale d'une tumeur de l'angle droit du côlon. L'existence de cette double lésion est d’autant” plus étonnante qu'aucun ganglion néoplasique n'était perceptible au niveau du méso-côlon et au’aucune métastase n’existait à coup sûr, car elle n'aurait pas permis une évolution favorable pendant un an.
« Le point aui est apparu comme le plus intéressant est le caractère rétrograde de cette métastase : il ne s'agit pas d’une greffe, puisque la propagation a eu lieu à eontre- courant et d’ailleurs la muqueuse n’était nas envahie. Comment la métastase a-t-elle pu venir du côlon droit au cœcum ?
« Nous pensons au’il faut attribuer ce trajet au sens de la circulation veineuse et lymnhatique de cette région. Les veines ont, en effet, sur le côlon droit, un traïet rétrograde, puisque le tronc cœcal ascendant draïînant le courant de la moitié inférieure de l’ascendant (dont la limite était atteinte par le néo primitif), aboutit au tronc iléo-appendiculo-cœcal, et’à la veine mésaraïque. Le sens de ce courant veineux et lymphatique nous a semblé pou-. voir expliquer le sens de notre propagation métastatique. C’est peut-être là une explication bien simpliste et mécaniste, mais de toute facon, la double localisation méritait la publication. »
OBSERVATION N° 7 (IL. KAPLAN, 1953).
Cancer triple métachrone (sigmoïde, transverse, angle droit)
Mme L. C. 51 ans, après des rectorrhagies, fut opérée le
2 décembre 1939, à 36 ans, pour un careinome du sigmoïde (Rosen- Blatt).
Le pathologiste trouva une tumeur du sigmoïde mesurant 7 em. de long et 6 cm. de large, s ’étendant dans la lumière, enva-
hissant la muqueuse et pénétrant sur une courte distance la musculeuse.
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On relevait un ganglion lympathique qui ne présentait pas de signe d’ envahissement cancéreux.
L'examen microscopique montrait que la tumeur dans sa plus grande partie, s'était développée dans la lumière avec l'aspect d’une polypose papillaire.
I y avait des cryptes et des structures tubulaires limitées par une rangée unique de cellules épithéliales à colonnes. Elles avaient des noyaux hyperchromiques qui présentaient un aspect uniforme! Bien que la tumeur fut principalement dans la lumiére, il y avait une invasion actuelle de la submuqueuse, et sur un
petit espace de la museuleuse avec accumulation de mucus dans
quelques cellules glandulaires et une infiltration cellulaire considérable tout autour de la zone envahie.
- Diagnostic pathologique : adénocarcinome malin papillaire du sigmoïde stade If. Le 1* décembre 1943, un lavement barvyté ne red aucune anomalie. |
Le 1% décembre 1948, la malade ressentit une forte douleur
abdominale avec vomissements qui se poursuivirent 12 heures.
Pas de diarrhée ni de melœna. Elle avait présenté occasionnellement des douleurs sou$-costales et des malaises attribués à un trouble vésiculaire.
Elle n’avait pas perdu de poids, n'avait pas eu d’ictère et n'avait pas de difficulté à uriner. Un exanien radio révéla une obstruction du milieu du transverse d'origine probablement néoplasique. ; -
La malade fut hospitalisée le 12 décembre 1948, au Mount Sinaï Hospital.
. EP. : personne d’un certain âge, grasse, nâle, émotive, ne paraissant pas malade, L’abdomen montrait des cicatrices avec une incision de hernie. On palpaït une masse ronde ferme à peu près de la grosseur d’une petite orange à l’épigastre juste à droite. Le péristaltisme était présent.
Opération le 27 décembre 1948. Une grosse masse se trouvait dans le milieu du transverse.
L’épiploon gastro-colique tout au Îlong de la grande courbure de l’estomac montrait un œdème et quelques nodules lymphatiques. Le transverse fut sectionné à quatre travers de doigts, de part et d’autre de la tumeur. On procéda à une anastomose bout à bout. Pas de complications post-opératoires, sauf quelques jours de fortes nausées et quelques malaises épigastriques.
La malade auitta l'hôpital le 8 janvier 1949.
Rapport pathologique.
— Macroscopiquement : pièce du côlon avec une grosse masse de tissu graisseux mesurant 13 cm. de long et 6 em. de large. Il y avait une tumeur ulcérée enveloppant la circonférence toute entière de la muqueuse. Dans cette partie, l'intestin mesu-
rait seulement 3 em. de circonférence. Le long du mésentère on trouvait plusieurs nodules lymphatiques de 2 cm. de diamètre.
—— Microscopiquement : des sections du côlon dans les parties ulcéreuses montrent toutes les couches de la paroi infiltrées de glandes aux formes irrégulières faites de cellules bizarres hyperchromatiques dont les noyaux montrent de nombreuses mitoses.
En auelques parties, on trouve des infiltrations de nombreuses cellules inflammatoires.
Diagnostic porté ; côlon transverse : adénocarcinome ulcéreux primaire et extensif avec péricolite suppurative aiguë. Nodules lympathiques régionaux avec lymphangite suppurative aigué.
La malade fut suivie à des intervalles réguliers ; il n’y eut aucun trouble en rapport avec son système digestif.
Hém. : Hh. 78 % GR : 3.980.000 GB 10.500.
Le 5 décembre 1950, elle se plaint de malaises et de fatigue associés à des mélænas.
Hém. : Hb. 42,8 % GR 2.980.000 GB 11.250
La malade fut réadmise le même jour.
L’'E.P. révéla une pâleur marauée mais rien d'autre. On ne palpe aucune tumeur.
Examen radio : lésion du côlon ascendant limitée. à l'angle hépatique ‘avec un aspect de cancer.
La malade fut traitée au moyen de petites transfusions.
On procéda à l'intervention le 22 décembre 1950.
On trouva une grosse lésion maligne enveloppant la partie supérieure du côlon ascendant ; 15 em. de l’iléon terminal, l’ascendant et le transverse furent mobilisés en un point situé au delà de l’anastomose précédente dans le transverse et déplacé avec le mésentère et enlevés.
L'anastomose bout à bout fut faite entre iléon et côté gauche du. transverse. En fin d’anastomose, l’état de Ia malade était. des plus satisfaisants. Elle quitta l'hôpital le 5 janvier 1951, soit 14 jours après l’opération.
Rapport pathologique
— Macroscopique : le soécimen consiste en 11,5 cm. d’iléon ; le cœcum, l’appendice et 21 cm. de côlon, à peu près 38 cm. audessus du cœcum, on trouve un éfranglement présentant une masse infiltrative, dure ; le mésentère dans cette section est épaissi, œdémateux et dans lequel s’infiltrent des nodules fermes contigus à la masse. Le plus important de ces nodules mesure 2 em. de diamètre el après section, est d’un jaune grisâtre avec suffusions hémorragiques et purulentes. Lorsqu'on ouvrit l’intestin, 3 cm. au-dessus du cœcum, on trouva une lésion en forme de soucoupe et enveloppant les 3/4 de la circonférence de l’in-
testin. La lésion mesure 8,5 /4, 5/1,5. Sa surface montre une ulcération superficielle. La tumeur englobe l'épaisseur toute entière de la paroi et le mésentère immédiatement adjacent à cette partie est infiltré de nodules de tissu néoplasique.
— Microscopique : les sections du côlon enveloppé de né révèlent de grands espaces composés de glandes néoplasiques limitées par des cellules hyperchromatiques bizarres, Dans plusieurs sections, la muqueuse de l'intestin est intacte et recouvre le tissu néoplasique. S'il est vrai qu’en plusieurs endroits, la muqueuse elle-même est le siège d'une transformation glandulaire néoplasique. On a l'impression aw’il s’agit plus d’une infiltration venant de l'extérieur que d'un cancer primaire du côlon...
D'après l'histoire clinique du précédent cancer du côlon, il est probable que cette lésion représente une fumeur métastatique plutôt qu'une tumeur primaire. Mais la possibilité que cette lésion représente un cancer primaire avec extension submuqueuse ne peut être exclue avec certitude.
Des sections de nodules lymphatiques révèlent un envahissement néoplasique.
Diagnostic pathologiaue : adénocarcinome extensif et nécrosant. Nodules lymphaliaues régionaux ; adénocareinome extensif et nécrosant. Iléon et appendice : inflammation séreuse.
La malade fut réexaminée à intervalles réguliers anrès son renvoi de l’hôpital.
Le dernier examen, 20 août 1952 : Etat satisfaisant.
Hb. 85,3 % GB 3.730.000.
Examen des selles : Weber, négatif.
Lavement baryté, radio et une sigmoïdoscopie sont négatifs.