LES IMAGES PATHOLOGIQUES
Il existe des images fonctionnelles qui posent des probiemes difficiles, c’est alors qu’il ne faut pas hésiter à muitiplier les clichés dans le temps et dans un même segment du côlon.
Les lésions cancéreuses peuvent se présenter sous trois aspect : images d’arrêt, de rétrécissement, lacunes ou niches.
a) les images d'arrêt.
Souvent, ces images sont constatées au cours d’une occlusion où alors elles objectivent une subocclusion révélée par le lavement.
Afin d'obtenir des images plus précises, on pourra s’aider d’antispasmodiques (Atropine...)
La lésion organique est objectivée par sa persistance, malgré le traitement antispasmodique et revêt alors soit le type de calotte sphérique, soit celui de collerette d'invagination, si l’occlusion s’accompagne d’un certain degré d’invagination.
b) les images de rétrécissements.
Le rétrécissement aura un calibre plus ou moins régulier selon qu’il s’agit d’une tumeur en virole ou d’une tumeur bourgeonnante.
c) les images de perte de subxtances (lacunes et niches).
L'image lacunaire est volontiers mise en relief par la compression.”
Ces images de niches sont décrites depuis peu, mais leur intérêt est certain dans le diagnostic du cancer du côlon.
Toutes ces images pathologiques sont d’une importance capitale pour le diagnostic, mais d’une part, leur mise en évidence est souvent difficile et d’autre part, elles ne sont pas toujours pathognomoniques.
Il faut donc souligner certainement l'importance du diagnostie radiologique puisqu'il est, dans bien des cas, souverain, mais souligner aussi la nécessité d’avoir un radiographe compé-
lent. (C'était déjà l'opinion d’Olsson en 1945 qui découvre 4 cancers multiples sur 5,-par la radio.)
Il. — Les modalités du diagnostic.
Nous avons vu que, jusqu'ici, l’unique moyen ou presque, de faire le diagnostic d’un cancer multiple était la radiograpnie, malgré ses infidélités. Après l’étude de quelques cas de cancers multiples et de quelques statistiques, il ressort que le diagnostic de la multiplicité d’un cancer peut être fait en trois stades avant l'opération, pendant, et après.
Actuellement, c’est surtout la radio qui permet d’augmenter les chances du diagnostic préopératoire. L'opinion de Paus, selon laquelle 2 % des cancers multiples seulement sont diagnostiqués, m'est certainement plus d'actualité, mais il faut s'attacher de plus en plus à faire le diagnostic pré-opératoire.