A) LE DIAGNOSTIC PRÉ-OPÉRATOIRE
Des chirurgiens n’ont pas manqué de porter le diagnostic avant l'intervention.
En 1943, Herrlin fait le diagnostic radiologique bénéficiant d’une discordance entre la clinique et la radio.
En 1945, Olsson qui publie 5 cas de cancers doubles dont 4 du côlon fait 4 fois le diagnostic radiologique. Dans son article, il ne manque pas d'appuyer sur l'intérêt de la coopération entre radiologue et chirurgien. |
En 1948, Thomas étudie le cas de 80 malades qui présenaient deux tumeurs synchrones du côlon ou du rectum. Dans sa statistique : 2/3 des tumeurs multiples furent diagnostiquées, et 1/3 ne furent pas suspectées.
a) Il est bon de souligner que les lésions du rectum et du recto-sigmoïde qui étaient visibles au rectoscope, furent diagnostiquées dans 84,1 % des cas alors que 15,9 % des lésions rectales non diagnostiquées avant l’intervention étaient associées à un autre cancer du côlon.’ |
Thomas remarquait aussi que lorsqu'une lésion existait dans le rectum et qu’un second cancer était localisé ailleurs, cette deuxième tumeur n’était pas diagnostiquée dans 58,6 %
LA
des cas ; ceci souligne l'intérêt de faire un examen radiographique du côlon quand un cancer du rectum est diagnostiqué.
b) Le diagnostic est encore anaiysé en tenant compte de ia localisation des tumeurs multiples, l’une par rapport à l’autre. Lorsque les deux tumeurs sont localisées sur un même segmeni, l’une seulement en général est diagnostiquée avant T’'intervention, sauf lorsqu'il s’agit du rectum et du recto-sigmoïde où seulement 29,4 % des tumeurs passent inapercues.
Le tableau ci-dessous donne également des conclusions pour les tumeurs localisées dans des segments différents.
Lésions dans un Lésions des segments Localisation segment À différents pas de diagnostic pas de diagnostic Coecum, Asc.18 9 soit 50-2906" 1 16,7% Angle hépat.
ÉTansverset, +... 5 2 40
Angle splénique
HÉROS 4 2 00 % 5 2 40 % Sigmoide ....:16 7 43,8%13 6 46,2% Recto-sigm. rec-'