II. —— LA PRÉPARATION PARTICULIÈRE
Elle vise à assurer la vacuité de l'intestin, et à combattre les germes intestinaux, le problème se compiiquant souvent d’une obstruction associée à une infection tumorale.
1° La vacuilé intestinale.
Emploi de petites purgations dans les jours précédant lintervention : huile de ricin, par exemple. (Bertrand). On peut compléter par des lavages intestinaux appliqués avec modération.
2° L'infection.
Avec les sulfamides et ies antibiotiques, l’asepsie est réaiisée.
—— Les sulfarmides :
Seront utilisés par voie générale avant l'intervention aux doses de 0,1 g./kg. poids. L'utilisation locale au cours de lintervention est habituelle.
— Les antibiotiques
La Pénicilline n’a pas d’action sur la flore colique, mais: sur les germes associés, et elle prévient les complications postopératoires. On utilisera donc à la dose de 0,5 à 1 million d'unités avant l'intervention. L’hydrostreptomycine active sur les germes coliques et associés est à ‘utiliser 48 heures avant l'intervention (dose totale : 3 à 4 gr.) ; ultérieurement, on risque une streptomycino-résistance.
Il est indiqué de pratiquer des associations sulfamidesstrepto, strepto-pénicilline.
b) SOINS PEROPÉRATOIRES :
Hémostase aussi complète que possible, petites transfusion, anesthésie excellente.
©) SOINS POSTOPÉRATOIRES 1° Soins généraux :
— oxygénation,
antibiotiques à continuer pendant 4 ou 5 jours,
— bilan de l’eau et des électrolvtes.
2° Soins particuliers.
— aspiration maintenue jusqu'aux premiers signes de péristaltisme.
— emploi de l'huile de ricin (une cuillerée à soupe pendant 4 ou 5 jours, pour rétablir le transit (Bertrand).