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fut beaucoup plus longue à éclaircir; au milieu du chaos confus que formait toute la symptomatologie hépatique, Monneret eut le mérite de mettre un peu de lumière et d’ordre. Il reconnut assez nettement la symptomatologie spéciale au cancer du foie et montra quelle distinction il est nécessaire d’établir entre le cancer primitif et le cancer secondaire.
Peu à peu, avec les progrès des méthodes histologiques, les descriptions plus exactes se sont multipliées. En 1888, la question était à un point de maturité qui permit à Hanot et Gilbert de la résumer dans un très beau travail, riche de faits et de conceptions originales, cette Etude sur les maladies du foie, qui est encore aujourd’hui classique et mérite de le rester. Depuis, la question a, certes, progressé, mais il faut avouer qu’elle n’a pas changé très sensiblement, dans ses grandes lignes tout au moins. La physiologie hépatique est d’une si infinie complexité que, maintenant encore, nous ignorons presque tout de ce qui se passe dans l’intimité de ce mystérieux organe; la pathologie dépendant de la physiologie, il n’y a rien d’étonnant à ce que les mystères qui nous déconcertent chez l’une se traduisent par des obscurités et des ignorances chez l’autre,
Il est toujours classique de diviser les cancers du foie en cancers primitifs et cancers secondaires, fort différents les uns des autres par leur allure clinique, leur symptomatologie et leurs caractéristiques anatomo-pathologiques. Il nous a été donné de voir, cet hiver, dans le service du revretté professeur Rauzier, un cas de cancer massif et primitif du foie, fort remarquable en lui-même, et fort intéressant par quelques particularités cliniques et nécropsiques assez rarement observées. Sur les conseils de M. le professeur Rauzier, qui avait bien voulu nous confier cette
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observation, déjà publiée par lui à la Société des sciences médicales et biologiques de Montpellier et du Languedoc méditerranéen, nous avons pris pour sujet de notre thèse inaugurale, l’étude de quelques-unes de ces modalités du cancer primitif du foie. Nous placerons en tête des quelques considérations que nous offrirons à ce sujet, l’observation recueillie par le docteur Gaston Giraud, dans le service du professeur Rauzier et nous soulignerons les particularités intéressantes qu’elle présente.