INTRODUCTION
Le problème des relations entre les anomalies des capillaires et les tares mentales fut posé pour la première fois, il y a une quinzaine d’années, par Otfreid Muller. Des études sur ce sujet furent alors entreprises par Hoœæpîfner, W. Jaensch et ses collaborateurs (1929), Parissius et Liebesny ( 1931. Ces auteurs fournirent des documents très intéressants. De même un peu plus tard cette question fut mise à l’ordre du jour par les recherches de May (1932), par Erich Stern (1934), celui ci s'intéressant surtout à la neuropsychologie infantile.
En Juin 1935 le Professeur Euzière et le Docteur Lafon publient à la Société des Sciences Médicales de Montpellier une étude d'ensemble des relations entre les tares mentales et la morphologie des vaisseaux capillaires cutanés. Ils remarquent alors les modifications intéressantes et importantes que présentent les capillaires chez les épileptiques.
M. le Professeur Euzière nous a confié le soin de faire quelques recherches à ce sujet Nous avons examiné de nombreux épileptiques à la Clinique Neuro-Psychiatrique de Font d’Aurelle. Nous avons fait l’étude de la morphologie des capillaires à l’état statique. I1 nous a paru intéressant également d’en faire l'étude à l'état dynamique : nous avons enregistré le comportement des vaisseaux capillaires d’épileptiques vis à vis de certaines substances pharmacodynamiques, telles que l’histamine, l’acétylcholine, ladrénaline, le syntropan. F4 ie
On sait toute l’importance des troubles de l’appareil circulatoire dans la production des crises convulsives. De nombreux
travaux ont mis récemment en évidence les modifications de la vaso-motricité cérébrale et de la circulation encéphalique des Cpileptiques. Puisque ces phénomènes sont attribués à des troubles du système neuro-végétatif, il nous a semblé utile de rechercher une preuve nouvelle de ce déséquilibre dans l'étude des capillaires périphèriques à l'état statique et dynamique.
Notre but est donc des plus modestes.
Qu'il nous soit permis de remercier dès à présent M. Île. Docteur Lafon pour ses conseils précieux, ainsi que MM. les Docteurs Pagès et Hugues, Médecins Chefs de l’Asile de Font d’Aurelle, qui nous ont permis d’examiner de nombreux et nombreuses épileptiques.
Avant d'exposer nos observations, il nou) a semblé utile de rappeler dans leurs grandes lignes les notions essentielles sur deux questions. ;
lo Les capillaires et leurs moyens d’exploration ;
20 L'action habituelle chez le sujet normal des substances pharmacodynamiques que nous avons employées pour nos examens. EN
Après l'exposé de nos observations, nous commenterons les résultats obtenus, et nous nous efforcerons d’en déduire quelques données cliniques et thérapeutiques.