GENÉRALITES SUR LES CAPILLAIRES
Nous ne rappellerons ici que les données essentielles anatomiques et physiologiques.
lo Anatomie schématique des capillaires.
Les capillaires sont formés d’un endothélium entouré d’une membrane basale hyaline avec des cellules de Rouget.
Les petits vaisseaux se ramifient pour l'irrigation du plan cutané et donnent, de la profondeur à la superficie :
— un réseau dans l’hypoderme,
— un plexus sous-papillaire.
ces deux plexus étant réunis par des artères arquées.
Du plexus sous-papillaire partent des ramuscules qui constituent les branches artérielles des anses capillaires ; celles-ci sont dirigées dans l’axe de Ia papille.
A ces branches artérielles font suite des branches veineuses qui forment plusieurs réseaux étagés et largement anastomosés.
Chaque branche artérielle avec sa branche veineuse forment une anse capillaire qui est disposée verticalement.
À l'extrémité des doigts, au niveau du repli sus-unguéal, ces vaisseaux s’inclinent jusqu'à l'horizontale. Cette disposition heureuse permet de les examiner facilement au capillaroscope.
de
20 Physiologie des capillaires.
Les capillaires sont avant tout des vaisseaux d'échange.
Trois éléments conditionnent la circulation des capillaires :
a) la contractilité du capillaire qui n’est pas un simple canal passif, mais possède une activité, une motricité propre. (Travaux de Krogh, 1923).
b) La résistance des vaisseaux à l'écoulement.
c) la «vis a tergo »
force transmise par l'impulsion systolique.
Ces petits vaisseaux sont susceptibles de vaso-constriction ou de vaso-dilatation ; cette activité est réglée par plusieurs ordres de facteurs : Fe
a) des facteurs physiologiques tels que l'effort, les mouvements, les actions locales mécaniques, thermiques, etc.
b) des facteurs tissulaires locaux ;
c) un facteur nerveux qui comprendrait un système d’origine centrale avec fibres vasodilatatrices parasympathiques et fibres vasoconstrictives sympathiques, et un système d’origine phériphérique agissant par le mécanisme de l’axon-ré- Îlexe — les filets nerveux sont surtout représentés par un plexus périartériel. e
d) enfin, un facteur hormonal récemment étudié (Travaux de Dale et Richards) ; certaines substances vasodilatatrices (histamine, substance H, acétylcholine) ou vaso-constrictives (adrénaline, pituitrine, vagotonine, etc.), auraient un rôle effectif sur la contractilité des capillaires.
II — TECHNIQUE DE L'EXPLORATION DES CAPIL- LAIRES PAR LA CAPILLAROSCOPIE.
Nous avons utilisé pour nos recherches le capillaroscope de Leitz: c'est un microscope à faible grossissement muni d’un éclairage latéral, d’un maniement très simple. A cet appa-
SRI —
reil peut s'adapter un appareil photographique Leica qui nous a permis d’enregistrer RENRSS clichés Dore intéressants. A
Nous avons examiné pour chacun de nos lee le ah sus-unguéal du quatrième doigt des deux mains. Pour ce faire, un nettoyage sérieux au savon était pratiqué les jours précédant l'examen, ainsi qu’un décapage de la peau à l’éther, plusieurs heures avant la capillaroscopie, pour éviter les modifications cutanées possibles.
Le doigt à examiner est enduit d’huile de cèdre avant d’être placé sous le microscope.
IIT — LES RESULTATS DE.LA CAPILLAROSCOPIE.
Nous ne voulons pas entrer dans le détail, mais, avant d'exposer nos observations, il nous semble indispensable de rappeler le plus simplement possible les renseignements fournis par la capillaroscopie. Nous renvoyons pour plus de détails aux nombreux travaux allemands et anglais et aux thèses du Docteur Ravoire (Montpellier 1932) et du Docteur Lafon (Montpellier 1934).
La pratique de la capillaroscopie. permet de préciser les points suivants : |, … . Fi ere
À — la morphologie des capillaires ;
B -— le nombre et le diamètre ;
C — le contenu et la vitesse de circulation ; D — le fond.
Nous empruntons l'essentiel de cet exposé aux travaux du Professeur Euzière et du Docteur Lafon. Le tabieau ci-joint permettra de suivre par le schéma l’évolution des cap:llaires normaux et pathologiques. (Voir page 16).