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I. — Expériences préliminaires

a) Tubes baromeétriques.

J'ai commencé par reproduire les expériences de Berthelot et André en employant une série de tubes barométriques plongeant dans une même cuve à mercure. J'introduisais par le bas des petits cristaux de bicarbonate au moyen d’une pince ou des petites quantité d’eau au moyen d’une burette coudée. Ce mode d’expérimentation est assez peu pratique, car les substances introduites ont à parcourir une distance égale à toute la hauteur de la colonne de mercure avant d'atteindre la chambre barométrique, de sorte que, malgré les précautions de propreté prises, il reste toujours soit des gouttes d’eau, soit de petits cristaux adhérents le long des parois ; ceci empêche de savoir exactement ce qui se trouve à un moment donné dans la chambre barométrique. En outre, ilest presque impossible d'éviter l'entrainement de bulles d’air lors de l'introduction des cristaux de bicarbonate.

Quoi qu'il en soit, ces expériences ont donné les indications suivantes :

1° Les équilibres sont extrêmement longs à s'établir

20 L'influence des variations de la température est très considérable ;

3° Les tensions obtenues varient beaucoup suivant la

quantité d'eau introduite dans la chambre et aussi suivant le volume relatif de la phase gazeuse.

b) Premier appareil.

J'ai essayé alors un dispositif permettant d'introduire l'eau directement dans la chambre barométrique et aussi de faire varier le volume de cette chambre. Ce dispositif est repré-

senté sur la figure 6.

Fig. 6. — Appareil pour l'étude des tensions des solutions.

Il consiste en un tube de 1 m. de long environ et d’un diamètre intérieur tel que 1 cm* occupe une hauteur de 1 em. environ. Il est gradué en cm?, sur toute sa longueur. Il se termine en haut par un robinet analogue à ceux des burettes de Bunte,dont l’entonnoir, cylindrique sur une certaine

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longueur, est gradué en em*. En bas, il est en communication, par un tube en caoutchouc, avec un réservoir mobile à mercure et avec un tube manométrique.

La chambre barométrique et une certaine longueur de la colonne de mercure peuvent être entourées d’un manchon dans lequel un courant d’eau sert à maintenir la température aussi égale que possible.

Je ne décrirai pas en détail les procédés employés pour introduire le bicarbonate et mettre l'appareil en marche, car ils sont tout à fait analogues aux procédés que Je vais décrire plus loin, au sujet de l’appareil définitif.

Je me contenterai d'indiquer que cet appareil a confirmé les résultats obtenus avec les simples tubes barométriques :

Extrême lenteur de l'obtention des équilibres (2 jours), due à l'impossibilité d’une agitation quelconque ;

Influence considérable des variations de température, que le manchon ne suffisait pas à annuler ;

Influence très nette des variations de concentration et du volume de la phase gazeuse. «

Dans ces conditions, 1l devenait indispensable de réaliser un appareil satisfaisant aux conditions suivantes :

1° Connaissance exacte de la composition des mélanges introduits dans la chambre barométrique ;

20 Connaissance exacte du volume de cette chambre ;

30 Maintien à une valeur déterminée du volume de cette chambre pendant tout le temps nécessaire à l'établissement de l'équilibre ;

4° Possibilité d’agiter la chambre pour hâter les diffusions ;

5° Mesure commode de la tension atteinte ;

6° Maintien de la chambre à une température constante.

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