CHAPITRE PREMIER
Je rappelle que Berthelot et André avaient établi que, à la température ordinaire, le bicarbonate d'ammoniaque n’a pas de tension mesurable, mais qu'il doit toutefois en exister une, puisqu'une coupelle d'acide sulfurique, mise sous eloche avec du bicarbonate d’ammoniaque, se garnit de cristaux de bisulfate d'ammoniaque.
A ma connaissance, l'étude des tensions du bicarbonate d'ammoniaque en fonction de la température n'avait pas encore été faite. Je l’ai entreprise entre o° et 60°, température à laquelle, suivant les auteurs, la décomposition devient très rapide, ce qui devait correspondre à une tension égale à la tension atmosphérique.
Comme il était probable que là aussi, et encore plus que dans les équilibres avec l’eau, les vitesses de transformation devaient être très faibles, j'ai résolu d'employer une méthode
statique.