‹ Contribution à l'étude des carbonates ammoniacauxChapitre 5 sur 31 · I. — Appareil · texte numérisé non relu

I. — Appareil

L'appareil que j'ai employé est représenté sur la figure 2. Il s'agissait de réaliser une chambre barométrique qu'on puisse maintenir à température constante jusque vers Go? ; quant au bicarbonate, j'ai préféré le mettre dans un petit récipient à part, ce qui laisse la surface du mercure nette et rend les nettoyages plus faciles. La chambre barométri-

que est d’un diamètre assez grand pour que le mercure qu'elle contient suffise et au delà à remplir le tube manométrique.

Voici comment l'appareil se manœuvre : après l'avoir bien nettoyé, on graisse les robinets et les rodages avec une graisse spéciale, à base de caoutchouc et paraffine, capable de supporter des températures de 50° à 60° sans devenir trop

Fig. 2. — Appareil pour la mesure des tensions du bicarbonate d'ammoniaque.

fluide. C'est indispensable, car la pression dans l'appareil est moindre qu’à l'extérieur et l'eau pourrait yentrer.Onremplit le petit ballon de bicarbonate et on assemble les pièces. On ajuste le tube de caoutchouc mettant l'appareil en communication avec le réservoir de mercure, mais en laissant ce tube fermé par une pince. Puis, le robinet à trois voies mettant le ballon et la chambre en communication avec l’exté-

rieur, on branche la pompe à huile sur la tubulure et on fait le vide dans tout l'appareil. Au bout d'un certain temps, on laisse le mercure entrer lentement jusqu’en haut de la partie cylindrique du réservoir. On ferme le robinet d'arrivée du mercure, on met le robinet à trois voies dans la position qui fait communiquer le ballon et la chambre, mais non l’extérieur. Il ne reste alors qu’à arrêter la pompe et à la disjoindre. Si les canalisations sont en bon état, on réalise ainsi un vide au dixième de millimètre au moins, ce qui suffit largement.

Thermostat. — L'appareil, fixé sur un support, est plongé dans un thermostat, dont émergent le tuyau en caoutchouc du réservoir de mercure et le tube manométrique. Les corrections de hauteur des colonnes de mercure dues aux différences de température sont insignifiantes.

Le chauffage est fait au gaz ; la régulation, par un régulateur au: toluène ordinaire ; l'agitation, au moyen d’un courant d'air comprimé qui vient se dégager au fond du thermostat,

Le seul point un peu délicat a été l'alimentation en eau du thermostat. Car le niveau baisse vite dans un appareil chaufré à 5o° ou Go° et un manque de surveillance risque de laisser découvrir le sommet de l’appareil, où le bicarbonate se condense et bouche ensuite les communications. Or, comme les expériences ont duré longtemps, certaines plusieurs jours sans arrêt, il fallait trouver un système d'alimentation automatique assez sûr. Le trop-plein n'était pas indiqué, car il oblige à avoir constamment une arrivée d’eau froide assez considérable dans l'appareil, ce qui trouble le réglage et, en fait, dépassait la puissance de chauffage des brûleurs. J'ai employé le dispositif suivant, représenté sur la figure 2. Le réglage de niveau par trop-plein est réalisé dans un récipient auxiliaire, mis en communication avec le thermostat par un siphon. La seule précaution à prendre est d’incliner

le siphon de manière qu’il ait son point le plus haut du côté du récipient froid. Car il se passe le phénomène suivant : les gaz dissous dans l’eau froide se dégagent au moment où cette eau arrive près du thermostat. Les bulles formées risquent, au bout d’un certain temps, de couper la communication si on les laisse sur place. Tandis qu’en inclinant le tube, elles remontent vers les parties froides, se dissolvent en partie et diminuent de volume considérablement. Il suffit ainsi de purger le siphon une fois par jour, tandis que, quand le point haut se trouve près du thermostat, la communication est coupée en trois ou quatre heures.

Mesures. — Les lectures de pression se font au cathétomètre, à travers la paroi de verre du thermostat, ou directe-

ment pour le tube manométrique.

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