CONSIDERATIONS
Les observations II et IIT de M. le Professeur GUILLEMIN sont superposables et par leur allure clinique et par la structure histologique de l’appendice.
L'un reste guéri depuis 6 ans, l’autre n’a pas de récidives après dix mois. La guérison de la III° est toute récente encore.
Tous ces faits, ajouterons-nous, nous mêmes nous les avons constatés et nous allons essayer de les résumer succintement dans un bref chapitre clinique.
Nous ne sommes fixés dirons-nous, sur sa nature qu’au moment de l'opération : notre observation III en est un exemple.
Bénignité de ces tumeurs oui, mais un fait intéressant à noter et inexplicable est que le père est mort d’un cancer du foie et une des sœurs a été opérée d’un cancer utérin. Nous outrepasserions les limites de notre travail si nous discutions ici du problème de l’hérédité des tumeurs.
SYMPTOMATOLOGIE CLINIQUE
La symptomatologie du carcinoïde est très fruste et celuici peut rester longtemps latent.
Le fait s'explique très facilement si l’on songe à sa lente évolution.
Presque toujours ces tumeurs revêtent une allure d’appendicite subaiguëé ou chronique et c’est comme telles qu’on les enlève.
Deux signes méritent cependant d’être signalés : P
1° LA DOULEUR, symptôme fonctionnel unique, violente et souvent continue, à type chronique, parfois à répétition avec nausées et vomissements. Quelquefois elle ne s’accompagne ni de contracture abdominale ni d’élévation de température ni d’accélération du pouls en dehors des crises inflammatoires.