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CHAPITRE PREMIER

Aperçu Historique

La chimie physiologique est une science très récente et ses applications ne datent que de la deuxième moitié du siècle dernier. Ce n’est que sous l’impulsion de l'essor considérable de la synthèse chimique qu’on tenta de rechercher les substances chimiques qui jouent un rôle dans le fonctionnement des organismes.

Il y à bien eu quelques tentatives dès le xvur° siècle de préciser les modalités chimiques de la vie : le résultat le plus considérable en fut la découverte du rôle de l'oxygène dans la respiration par Lavoisier.

La plupart des travaux d'ensemble concernent les végétaux, plus faciles à manier et dont la nutrition est plus aisée à contrôler et à modifier. C’est ainsi que Van Helmont étudia la croissance d’un arbre dans la terre, humectée avec de l’eau de pluie. Il conclut dé ses expériences que la croissance de l’arbre s'effectue à partir des substances dissoutes dans l’eau, étant donné qu'il igno-

rait l'existence de l'assimilation chiorophyllienne,

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De Saussure, puis Boussingault poussèrent ces études plus loin et facilitèrent ainsi la découverte du mode de nutrition des végétaux.

Les véritables études biochimiques sur la nutrition . minérale des plantes ne débutent que par les travaux de Wiegmann, de Ville, de Du Hamel, etc. qui font des cultures sur des milieux dépourvus de substances minérales et peuvent ainsi étudier l’action propre de chaque élé-

ment en l’y ajoutant.

Le plus grand développement de cette série de travaux fut atteint par les études de Raulin sur la nutrition d’Aspergillus niger. Les travaux de Raulin, comme d'ailleurs ceux de Liebig, en 1857, servirent de point de départ

à des études similaires sur les animaux.

En 1869, Forster démontre, par des expériences fondamentales, le rôle considérable que jouent les substances minérales dans la nutrition animale. Cet auteur nourrit des chiens adultes avec une viande ne contenant que c gr. 80 de substances minérales par 100 gr. de proteide, de graisse et d’hydrate de carbone. Malgré la quantité suffisante de substance alimentaire organique, les chiens

meurent au bout d’un mois avec des accidents nerveux.

La notion de carence minérale resta néanmoins pendant très longtemps uniquement sur le terrain expérimental. Les tendances médicales de la fin du siècle dernier, orientées vers la notion de l’intoxication, conce-

vaient difficilement la possibilité de troubles pathologi-

ques du fait de l'absence ou de l'insuffisance d’un corps chimique.

De fait, les grands travaux expérimentaux sur la question aboutirent d’abord à la nocivité de certains éléments et il en fut ainsi du rôle des chlorures dans les odèmes. Les études furent poussées plus-loin et, pour ne citer que les auteurs français, une importante série de travaux se trouve réalisée pendant les trente dernières années par Achard et ses élèves, par Charrin, par Gabriel Bertrand, par Trillat, par Victor Henri, par Delezenne, etc. À l'étranger, Jäcques Loeb, réalisa des progrès immenses en envisageant l'équilibre entre les diversions. Ses travaux ônt conduit à toute une science, envisageant l’action des ions électrolytiques dans l'organisme vivant. Les résultats expérimentaux de tous ces travaux furent la découverte de milieux liquides artificiels permettant la survie d'animaux supérieurs en substituant une irrigation artificielle chimiquement définie à leur milieu inté-

rieur.

Ce n’est que pendant ces derniers temps que la question est venue sur le terrain clinique. Depuis une vingtaine d'années environ on parle bien de déminéralisation comme réalisant de nombreux troubles organiques et surtout prédisposant à de graves maladies. Grâce aux travaux expérimentaux que nous venons de mentionner,

la notion de déminéralisation se précise de plus en plus. De

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