‹ Contribution à l'Étude des Cavernes Pulmonaires FerméesChapitre 8 sur 18 · RU · texte numérisé non relu

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vu des faits qui s’en rapprochent quelque peu. » L’auteur signale des cas à expectoration restreinte pouvant, au premier abord, revendiquer une place dans la tuberculose en vase clos, et il conclut : « Il vaut mieux ne pas trancher la question et laisser le champ libre aux investigations ultérieures méthodiquement suivies sur le vivant et aux autopsies. Mais nous ne pouvons nous empêcher de faire constater combien sont disparates les observations apportées à l’appui de la légitimité du vase clos. On y trouve quelques faits proches du type clinique décrit par Follet, mais aussi combien d’autres cas de lésions vulgaires pulmonaires et pleuro-pulmonaires, sans aucun caractère cavitaire et que, depuis longtemps, on range dans les tuberculoses fermées, jusqu’à ce qu’on apprenne aux malades à ne pas laisser passer leurs crachats dans l’estomac.

Enfin, au dernier Congrès de la tuberculose (Strasbourg 1923), la discussion fut engagée par Rist et Ameuille sur la tuberculose cavitaire fermée et la théorie du vase clos semble avoir été sérieusement ébranlée. En effet, ils envisagent les conditions anatomiques que nécessite une tuberculose primitivement fermée. Elles sont au nombre de trois :

1° La lésion doit être strictement limitée au tissu interstitiel, sans empiéter sur les cavités aériennes.

20 Si la lésion intéresse les cavités aériennes, il faut qu’elle soit exclue de la communication avec l’arbre bronchique.

3° Enfin, si les deux conditions précédentes ne sont pas réalisées, seule la densité des produits pathologi-

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ques peut expliquer leur rétention et en imposer pour une caverne fermée. Ce n’est pas ce qu’on observe habituellement.

La première condition se réalise dans la granulie. La seconde ne semble pas pouvoir être observée en dehors de certaines lésions scléreuses, dont la distinction d’avec les tuberculoses cicatricielles paraît mal aisée.

La troisième condition correspond à des lésions encore solides, dans lesquelles les alvéoles sont remplies de caséum dense faisant corps avec les parois elles-mêmes caséifiées. Rist et Aimard admettent que c’est le seul type qui puisse donner lieu à une discussion.

Ils envisagent ensuite les faits anatomiques : chez l'enfant et chez le nègre, on ne relève que des tuberculoses de première infection, qui n’évoluent pas vers le stade cavitaire. Chez l’adulte, ce qui prédomine, ce sont les lésions pneumoniques ou broncho-pneumoniques et surtout caverneuses. Toutefois, il ne semble pas y avoir d’intermédiaire entre l’alvéolite circonscrite ou diffuse et la caverne, petite ou grande, ouverte dans les bronches, et il n’y a que cet intermédiaire qui puisse, s’il existait, constituer la tuberculose en vase clos.

Voilà l’état actuel de la question sur la tuberculose cavitaire close à son origine. Mais, à côté d’elle, il existe une autre forme de tuberculose fermée, étudiée dans la thèse de Petit. Nous voulons parler des cavernes tuberculeuses, d’abord ouvertes elles aussi, dont la bronche de drainage s’oblitère secondairement.

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