CONCLUSION
L'observation d’un malade atteint d’ictère pseudo grave accompagné d’anasarque généralisé nous montre qu’en dehors des modifications du rapport sérine/globuline l’on ne pouvait mettre en évidence aucun facteur susceptible d'expliquer la pathogénie de cet œdème.
L'administration de thyroïde à hautes doses a été suivie, au bout d’une dizaine de jours, d’une ébauche de débacle polyurique. L’interruption de la médicamentation ne diminua aucunement le taux de la diurèse, mais la reprise de l’administration d’extrait thyroïdien l’accentua considérablement. Après la crise polyurique et la fonte des œdèmes on put constater que le taux de la sérine était revenu à la normale.
La bonne tolérance du malade à l’extrait thyroïdien fait penser à l’existence d’une hypothyroïdie transitoire pendant l’évolution de cette hépatite. Celle-ci ne peut être cependant affirmée.
Cette observation nous semble apporter un argument à la conception d’ABRANI et WALLICH, qui, à l’aide d’observations analogues chez des cirrhotiques, ont rapproché leurs œdèmes de ceux que lon rencontre dans la néphrose lipoïdique.
La pathogénie de ces œdèmes nous échappe. Nous