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et sur les résultats thérapeutiques obtenus par les extraits thyroïdiens. Dès maintenant nous sommes obligés de constater que ce problème n’a pu être compiètement élucidé.
Nous pensons que le facteur mécanique qui joue un rôle si important dans les troubles du métabolisme de l’eau au cours des cirrhoses n’a joué probablement ici qu'un rôle secondaire. |
L'apparition de l’œdème aux paupières et aux extrémités, sa présence sur l’ascite, l’évolution de l’affection le prouvent. Par la suite l’apparition de l’ascite a certainement compliqué la situation et à partir de ce moment l’æœdème était explicable en partie tout au moins par le facteur mécanique.
L'examen du cœur a montré son parfait fonctionnement. Il en est de même de l’appareil urinaire et, à part l’oligurie, aucune constatation ne permettait de rapporter cet anasarque à une origine rénale.
Les différents examens de laboratoire qui ont été pratiqués nous ont donné pour la plupart des résultats négatifs.
Le taux du cholesterol et les lipides était normal.
Le taux des chlorures sanguins était normal. La mise au régime déchloruré n’a eu aucun effet appréciable.
La recherche de la réserve alcaline pratiquée à plusieurs reprises a toujours donné des chiffres normaux ; il n’y avait donc pas chez ce malade de modifications de l’équilibre acide base.
L'examen clinique qui s’est montré négatif à ce sujet, l'administration des vitamines C et D qui malgré de fortes doses n’a été suivi d’aucun résultat, permettent d'éliminer J’hypothèse de phénomènes de carence.
Nous n'avons pu en raison des circonstances actuelles étudier comme nous l’aurions voulu l'influence
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exercée par les imidazols dans la production de ces œdèmes comme l’ont montré Loeper et ses élèves.
La seule modification qui a pu être mise en évidence est celle du taux de la sérine et de la globuline avec ébauche d’inversion de leur rapport. Elle a été raison de notre essai de traitement par la thyroïde.
Au cours de l’évolution de la maladie on notait, en effet, un abaissement de la sérine et un taux subnormal de la globuline. Le rapport sérine/globuline était voisin de l’unité. L'administration de thyroïde n’a pas été suivi immédiatement de l’évacuation des œdèmes puisque la crise polyurique n’a débuté que plusieurs jours après le début du traitement, Mais elle semble avoir agi en ce sens qu’à partir du moment de son administration les œdèmes n’ont pas augmenté d'importance et que le poids est resté stationnaire. Ce n’est qu'après dix jours de prescription de thyroïde à forte dose que l'effet s’est manifesté.
La thyroïde a-t-elle provoqué la résorption des œdèmes ou ce fait s'est-il produit indépendamment de la thérapeutique ? Nous ne pouvons trancher cette question d’une manière formelle, mais nous sommes obligés de constater qu’il y a eu pour le moins une coïncidence troublante.
Nous tendons à admettre la relation de cause à effet entre l’administration de la thyroïde et l’évacuation des œdèmes pour diverses raisons.
La thyroïde, et ceci est admis par la majorité des auteurs, est susceptible de jouer le rôle de diurétique. De nombreuses observations d’hépatites, au cours desquelles la diurèse a été nettement influencée par l'extrait thyroïdien prouvent cette manière de voir. Dans le même sens, il faut souligner le rôle important joué par les extraits thyroïdiens dans les néphroses lipoïdiques qui s’accompagnent de troubles importants des albumines sanguines.
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On sait, de plus, que la thyroïde agit sur le métabolisme général de l’eau, qu’elle augmente l’oxydation et le métabolisme cellulaire, qu’elle augmente le catabolisme des albumines. On sait enfin qu’elle modifie la pression osmotique des colloïdes. Un point important à souligner est l’action de la thyroïde sur la peau.
Dans l'observation que nous rapportons, un point important mérite d’être souligné. La médication thyroïidienne fut supprimée pendant deux jours, alors que la débâcle polyurique était déjà amorcée. Cette interruption de traitement n’a pas provoqué de diminution de l’excrétion rénale. Mais la reprise du traitement thyroïdien a été suivie d’une augmentation considérable de la diurèse. Ce fait nous semble être assez significatif et souligne les relations existant entre l’administration d’extrait thyroïdien et la diurèse.
Enfin, nous tenons à signaler qu’au cours du traitement, l’enfant a reçu de fortes doses d’extrait tyhroïdien et qu’il les a très bien supporté. Jamais nous n’avons constaté d’accélération du pouls ni de symptômes toxiques. Ce fait est, lui aussi, un argument, car notre malade s’est comporté exactement comme un sujet atteint de néphrose lipoidique. On sait, en effet, qu’au cours de cette maladie, la tolérance à l’extrait thyroïdien est très grande.
Un second point mérite d’être discuté. Y a-t-il eu, chez notre malade, au cours de son hépatite, une insuffisance de fonctionnement du corps thyroïde ? Rien ne nous permet d'affirmer une telle éventualité et rien ne nous permet de la rejeter. La tolérance marquée à l'extrait thyroïdien est un argument en faveur de cette hypothèse. LŒPER a pu conclure de ces observations qu’une relation est parfaitement possible entre le fonctionnement endocrinien et l’œdème des cirrhoses. On pourrait tout aussi bien admettre qu’au cours des hépatites l’œdème est explicable en partie par une hypothyroïdie.
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Notre malade a été examiné et suivi à ce sujet. Avant sa maladie, il ne présentait aucun signe d’hypothyroïdie. Il n’en présentait aucun après la guérison de son affection. Son métabolisme de base était normal. Au cours de l’évolution de son hépatite, son immobilité, l’infiltration de ses téguments auraient pu à première vue faire penser à l’existence d’une hypothyroïdie. Nous croyons que ces différents phénomènes peuvent très bien s'expliquer par la rétention aqueuse. En résumé, à part la tolérance à l’extrait thyroïdien, nous n’avons constaté chez ce malade aucun symptôme nous permettant d’affirmer l’existence chez lui d’une insuffisance thyroïdienne.
Il est bien évident que dans une question aussi complexe que celle que nous étudions en ce moment, la lumière ne peut être apporté par des observations isolées. Notre observations cependant nous paraît intéressante, d’une part parce qu’elle concerne un œdème consécutii à une hépatite survenant chez un enfant, ce qui est assez “rare, d’autre part parce que l’œdème s’est accompagné de perturbation des albumines plasmatiques et a été nettement influencé par l’administration d’extrait thyroïdien.
Cette observation montre, de plus, que la disparition des œdèmes a été suivie du retour de la sérine à un taux normal avec un coefficient albumineux subnormal.
Cet œdème généralisé nous semble pouvoir être expliqué par l’action toxique secondaire à l'insuffisance hépatique agissant sur la constitution de la peau. L’extrail thyroïdien nous semble avoir agi en annulant ces phénomènes toxiques.