HISTORIQUE
“ Il y a relativement peu de temps que l'attention des rhinologistes à été attirée vers les affections latentes des sinus postérieurs, c'est-à-dire des sinus sphénoïdaux et des cellules ethmoïdales postérieures dont les affections sont inséparables les unes des autres.
Celles-ci, en effet, ne se révèlent, comme leur nom l'indique, par aucun symptôme bruyant et pathognomonique ; leur diagnostic ne peut se faire que par une réunion de signes de voisinage et par suite de présomption,
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signes que parfois l’on arrivera à confirmer par la radio-
graphie ou l'examen direct des sinus. Mais ces deux
modes d'exploration sont difficiles et donnent assez sou-
vent des résultats négatifs, même chez un sujet porteur d’une sinusite postérieure latente. Ils n'ont donc qu'une valeur positive ; un résultat négatif ne pouvant être un
argument pour ou contre le diagnostic de sinusite posté-
rieure, diagnostic qui parfois ne sera confirmé que par
les heureux résultats obtenus soit par le traitement médical soit par le traitement chirurgical.
Ces faits expliquent l'ignorance presque complète dans laquelle on est resté si longtemps des sinusites postérieures latentes.
Slüder est le premier qui s'occupa des relations possibles existant entre une céphalée et linflammation du ganglion sphéno-palatin d'une part, et d'autre part entre cette irritation nerveuse et les sinusites sphénoïdales. Cela date de 1908 et de 1918. Avant, on ne connaissait comme affections des sinus sphénoïdaux que la sinusite ouverte suppurée et quelques affections rares comme Îles néoplasmes, les mucocèles et les ostéites spécifiques. Mais le Professeur De Lapersonne avait attiré l'attention sur l'existence des rapports entre la névrite rétrobulbaire du nerf optique et les inflammations des sinus postérieurs dès 1902. Ce sont les ophalmologistes qui, les premiers, en effet, attirèrent l'attention sur les affections des sinus postérieurs. Ce qui s'explique par le fait que les complications les plus fréquentes et les plus frappantes de ces affections portent sur l'appareil oculaire. Mais il faut arriver aux années 1919 et 1920 pour voir véritablement de nombreux travaux sur les affections des sinus postérieurs. Ce n'est que plus récemment enfin que l’on soupçonna et étudia systématiquement les sinusites postérieures latentes, c'est-à-dire d’après la définition du Docteur Ramadier « des inflammations sphénoethmoïdales postérieures n'offrant par elles-mêmes aucun symptôme apparent et ne se manifestant que par un ou
plusieurs symptômes de voisinage ». Parmi les auteurs
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“lrouvera le ue de frs ouvrages à la bibliogr ns
- Mais précédemment, vers 1915, Segura, de Buenos-
Ayres, indiqua un nouveau mode d'abord du sinus sphé-
noïdal par la voie endo-septale, et. presque en même
temps, Hirsch, à Vienne, employa à peu près la même
technique opératoire.
Il nous faut enfin citer le Docteur Dufourmentel, ancien chef de clinique à la Faculté, dans le service de notre maître, le Professeur Sebileau, et qui, ayant étudié particulièrement ces sinusites postérieures latentes, a bien voulu nous les indiquer comme sujet de notre thèse et
nous aider de ses précieux conseils.
Un malade atteint de céphalée vient rarement dès le début de son affection, consulter le rhinologiste. C'est à son médecin qu'il s'adresse généralement et ce n'est qu'en désespoir de cause, après avoir essayé maint traitement, sans amélioration sensible, qu'il viendra chez un spécialiste.
Seule une étude approfondie permettra, en effet, de reconnaître parmi ces malades souffrant de céphalée persistante, ceux qui sont atteints de sphéno-ethmoïdite latente se trahissant par des symptômes de réaction de voisinage. C'est pourquoi nous insisterons sur tous les symptômes accompagnant cette affection et qui, seuls,
par leur réunion, permettront de porter un diagnostic
exact et souvent délicat à établir, aucun d'entre eux -
n'étant en général assez marqué et assez net pour être pathognomonique. | Suivant l'exemple du Docteur Dufourmentel nous pro-
poserons de diviser ces symplômes en signes de pré-
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ption, de probabilité et de certitude, que nous examinerons successivement.