SV
Ce
vw
Cr
l'examen rhinoscopique, légère hypertrophie des cornels
| moyens mais fosses nasales sèches. Grande sensibilité des
parois antérieures sphénoïdales, Sensations intermittentes de corps étrangers dans le cavum. ,
- Fin mars 1923 le malade commence son traitement d’inslillation de cocaïne et de nitrate d'argent. Grande diminution de la céphalée et des vertiges, mais le malade trouvant que les instillations de nitrate irritent sa muqueuse nasale, cesse son traitement. Au bout de quelques jours (25 avril), reprise très violente de la céphalée et des vertiges. On insti-
tue un nouveau traitement à base de cocaïne et argyrol qui.
provoque de nouveau une grande amélioration.
Obs. II. — M. Laverg..., 26 ans, instituteur. Depuis six mois céphalée occipitale augmentant sensible-
ment ces mois derniers. Fin mars on fait des raies de feu sur
les cornets, ce qui procure un léger soulagement.
Lorsque le malade vient consulter, céphalée occipitale très intense, vertiges. Acuilé visuelle normale, mais l'œil se fatigue rapidement. Sensations de mouches volantes.
A l'examen des fosses nasales, légère rhinite, hypertrophique surtout à droite avec une sécrétion muqueuse abondante.
Douleur vive à l'exploration du sinus sphénoïdal. On constate un peu de pus.
Le malade revu le 7 mai, c'est-à-dire après quinze jours de traitement, présente une céphalée très fortement diminuée. Les vertiges et les troubles visuels diminuent et ont une tendance nette à disparaître.
De même, la douleur provoquée par l’exploration du sinus, sphénoïdal est fortement diminuée.
Obs. IV. — Ména... Marie, 52 ans.
Depuis février 1922 céphalée frontale et lemporale gauche
et parfois occipitale. Douleur survenant par crises paroxYstiques et s’accompagnant d'élancements.
Larmoiements, acuité visuelle normale, mais sensation de faligue le soir. Pas de phénomènes subjectifs, pas de vertige.
A l'examen rhinoscopique, hypertrophie des cornels moyens, sécrétion muqueuse abondante surtout à gauche.
Douleur. marquée à l'exploration des parois sphénoïdales surtout à gauche.
Traitement 'instillation de cocaïne et nitrate d'argent inslitué le 29 mars 1923.
La malade, revue le 0 avril, accuse une grande amélioration. Disparition presque complète de la céphalée. Plus de faligue visuelle le soir.
Indolence presque complète des parois sphénoïdales. Dimi-
nulion de la sécrétion nasale et de l’hypertrophie des tornets.
Obs. V. — Goer... Georges, 48 ans, dessinateur. = 3 ;
Depuis dix ans déjà le malade se plaint de ressentir une sensation de pesanteur dans toute la tête. Il v a cinq ans, on lui enlève de nombreux polypes nasaux.
Mais-il y a un an, le malade commence à ressentir de violentes douleurs dans la région frontale droite et toute la région occipitale ; douieur sourde, gravative surtout intense le matin au réveil. A la même époque l’acuité visuelle de l'œil gauche diminue fortement. On essaie alors, malgré un Wassermann
négatif, un traitement arsénobenzolique, qui ne donne au-
cun résultat, puis un traitement à base d’arséniate de strychnine qui resta également infructueux.
L'acuité visuelle de l'œil droit commençant elle aussi à diminuer en septembre 1922, le malade consulte le Docteur Morax qui conseille la trépanation des sinus sphénoïdaux. Cette trépanation faite en janvier 1923 ne donne aucun résultal permanent, seulement une diminution transitoire de la céphalée.
is
tee
- Cependant louverture du sinus sphénoïdal droit avait provoqué une petite vomique purulente.
La radiographie ne révèle rien.
Pas de rhinite hypertrophique, pas de pus dans les fosses nasales, sauf un peu du côté droit. Légère douleur à la pres-
sion sur le sinus maxillaire droit, qui à l’examen diaphanos- copique se révèle légèrement moins transparent que le gauche.
à L'examen ophtalmoscopique fait dans le service du Docteur 1 Morax, révèle des symptômes de névrite rétrobulbaire. 2 OEil gauche. — Scotome central. Rétrécissement du champ T4 visuel. Décoloration de la papille.
#4 OEil droit. — Scotome justa-central et modification d’aspeet
de la papille.
Dès février on soumet le malade au traitement d'instillation de cocaïne et de nitrate d'argent, ce qui n’amène aucune amélioration.
e Le 19 avril 1923, il est opéré par le Professeur Segura sui- | vant sa méthode endo-septale et qui trouve la muqueuse du sinus sphénoïdal à peu près normale.
. Le 28 avril, la céphalée a fortement diminué. Amélioration manifeste de l’acuité visuelle de l'œil droit qui est passée de 5/25 à 5/10 bien que à l’ophtalmoscope les lésions restent
identiques.
Obs. VI. — M"° Ben... Delphine, 36 ans.
En décembre 1922, après une pleurite, la malade ressent une première crise de céphalée qui dura trois ou quatre jours.
Le 31 mars 1923 la céphalée reprend, mais c’est alors une douleur continue, gravative, avec élancements, siégeant à la nuque et dans la région temporo-frontale droite.
En même temps la malade éprouve des vertiges, et a des troubles oculaires (mouches volantes) à droite bien que l’acuité
visuelle reste normale. A l'examen rhinoscopique, cornets
RTE
hypertrophiés avec une abondante sécrétion muqueuse dans le cavum.
Douleur à l'exploration du sinus sphénoïdal droit.
La malade est soumise au traitement des instillations le
3 avril:
Le 15, là céphalée a fortement diminué.
Les vertiges et les troubles visuels persistent encore.
Obs. VII. — Mme Garde..., 39 ans.
Depuis trois ans la malade se plaint de céphalée dans les régions frontale et occipilale, ce sont des douleurs continues mais avec des crises à exacerbations diurnes.
Pas de vertiges, pas de diminution de l’acuité visuelle, pas de troubles oculaires. À l'examen ophtalmoscopique le fond de l'œil est normal.
A la diaphanoscopie les sinus se montrent transparents, le gauche un peu moins.
A l'examen rhinoscopique on remarque de volumineuses queues de cornet surtout à droite et une légère sécrétion.
Mais pas d’hyperesthésie des parois sphénoïdales.
Malgré cela le traitement des instillations institué le 16 mars, donnait le 13 avril une disparition presque complète de la céphalée. Il ne persistait plus qu’une légère sensation d’endo-
lorissement sur le sommet de la tête.
Obs. VIII. -— Mme Saa..…, A6 ans.
Brusquement, en février 1922, la malade ressentit des douleurs très vives dans tout le côté gauche du crâne et de la face, douleurs revenant par crises presque journalières. Au bout de huit jours elles disparaissent du côté gauche, mais pour réapparaître du côté droit. Douleurs revenant également par crises tous les trois ou quatre jours et durant quelques heures. Puis les douleurs apparurent dans la moitié gauche du crâne