‹ Contribution à l'étude des Chlorhydrates de Pinène et de CamphèneChapitre 22 sur 38 · GR · texte numérisé non relu

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En solution éthérée ce camphène fixe l’acide chlorhydrique sec et paraît reproduire le chlorure de bornyle. Le chlorure de bornyle traité par la chaux vive donne peu de camphène solide, mais beaucoup de produits liquides.

L'action de l'acide chlorhydrique fumant sur le bornéol à 100°, déjà réalisée par Berthelot, fournit à Kachler beaucoup de produits huileux et un peu de chlorure de bornyle qui, recristallisé dans l'alcool-éther se montra identique au précédent. Le bornéol artificiel dextrogyre se comporta de la même façon et donna par le pentachlorure de phosphore un produit lévogyre fusible à 157° et non à 132° comme Kachler l'avait indiqué dans des mémoires précédents (39) (40).

KACHLER et SPITZER (1879) (41). — Kachler reprit avec Spitzer l'étude du camphène provenant du chlorure de bornyle précédent et du dichlorocamphène. Le premier camphène, saturé de gaz chlorhydrique sec en solution éthérée, donna un chlorhydrate fusible à 157°, lévogyre qui, traité par un excès d'eau, régénéra le camphène primitif avec un peu de bornéol. Le camphène provenant du dichlorccamphène fondai: à 57°-58° et saturé d'acide chlorhydrique donna un chlorhydrate fusible à 150°, reformant le camphène sous l’action de l’eau. Kachler et Spitzer préparèrent ce chlorhydrate en saturant de ga:: chlorhydrique sec la solution de camphène dans l’éther, refroidie au moyen de glace.Atprès 48 h. le liquide était devenu brun: l’éther fut évaporé à la température ordinaire et le résidu cristallin exprimé entre toile et papier. Les auteurs notèrent que le chlorhydrate obtenu avait un important déficit en chlore : trouvé 17 à 19,5 % au lieu de 20,58 calculé. Supposant que le camphène n'avait pas fixé tout l’hydracide qu'il peut fixer ou que le produit formé avait subi l’action de l'humidité pendani l’évaporation de l’éther, ils répétèrent la chlorhydratation du camphène, la prolongèrent huit jours, évaporèrent l'éther dans un courant d'acide chlorhydrique sec et traitèrent finalement par un courant d'air sec; ces précautions n’empêchèrent pas le déficit en chlore. Ils vérnifièrent que le dichlorocamphène et le camphène ne renfermaient pas d'oxygène; ils supposèrent que leur camphène (préparé avec le sodium et le dichlorocamphène) renfermait un carbure C'H° ne fixant pas d'acide chlorhydri-

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