‹ Contribution à l'étude des Chlorhydrates de Pinène et de CamphèneChapitre 21 sur 38 · MOI · texte numérisé non relu

MOI

CHLORHYDRATES DE

in —— or

Chlorhydrate

Temps Térébène Camphène Camphène Ether chlorh. : de

en heures inactif actif du bornéol Térébenthène 1h50 0,140 0,145 0,134 : 0,105 0,0012 7h50 0,195 0,196 0,189 0,161 0,0061

Les chlorhydrates des camphènes actif et inactif et l’éther chlorhydrique du bornéol se rapprochent encore par leur point de fus:on 145°-147°, mais le chlorhydraite de térébène semble s'écarter avec un point de fusion de 125°. Le chlorhydrate de térébenthène se différencie nettement aussi par son point de

fusion : 132° ATTERBERGS (1887). — Atterberg (d'Upsal), étudia (35) les ier.

pènes des goudrons de bois de Suède retirés du Pinus sylvestris.

Il isola le sylvestrène et un australène ayant les propriétés suivantes :

Comp. ,C'H",Di.= 0,863.:.P.'EB,156°5-157%54el, =225367

Dans cet australène ainsi défini, l’auteur fit passer à refus un courant d'acide chlorhydrique sec. Il obtint un solide ayant les caractéristiques suivantes : P.F. = 131°, [a], = +29°8 dans l'alcool absolu, chlore — 20,11 %. Il recueillit en même temps un chlorhydrate liquide qui, refroidi à —--10° à plusieurs reprises, abandonna du chlorhydrate solide. Ce chlorhydrate liquide, fut traité pendant quatre heures par de la potasse alcoolique ; la solution précipitée par l’eau donna une huile qu'il soumit à la distillation fractionnée : un tiers était formé d’un liquide bouillant de 175° à 180°, les deux tiers d’un solide distillant à 205°, qui fut reconnu pour être du monochlorhydrate solide d'australène ayant ainsi résisté à la décomposition. La chlorhydratation de l’australène en solution éthérée fournit une huile

de laquelle se séparait, au bout d'un temps assez long un petite quantité de dichlorhydrate solide.

J. DE MoNTGoOLFIER (1879). — Dans ce mémoire (36), l’auteur

étudie l’action du sodium sur les chlorhydrates de térébenthène, solide et liquide.

Le chlorhydrate solide donne un mélange de deux carbures : le plus abondant est le camphène inactif; le second est un

RDS

hydrure de camphène. Divers oxydes métalliques et notamment l'oxyde de mercure libèrent aussi du camphène.

TiLDEN (1879). — En faisant passer l'acide chlorhydrique sec dans des essences de térébenthine française et américaine refroidies dans de la glace, l’auteur obtint le monochlorhydrate solide fondant à 125° et donna son point d’ébullition 210° (37).

Dans une seconde série d'expériences, il satura par l'acide chlorhydrique l'essence dissoute dans la benzine ou le sulfure de carbone; il obtint toujours le chlorhydrate solide avec plus ou moins de liquide huileux.

Les résultats sont différents quand l'essence de térébenthine est saturée par l'acide chlorhydrique en présence d’un liquide renfermant de l’eau ou susceptible d'en fournir les éléments : en particulier quand on dilue l'essence avec de l'alcool, de l'éther ou de l'acide acétique. Il se forme un liquide violet qui, abandonné à l'air un certain temps, laisse déposer des cristaux de dichlorhydrate C"C’°, 2 CIH. Pourtant, lorsque le terpène a fixé une molécule d'acide chlorhydrique, que l’action de cet acide s'exerce en milieu sec, ou que la térébenthine soit dissoute dans un des solvants énumérés ci-dessus, on ne fixe pas une deuxième molécule d'acide pour former le dichlorhydrate. D'après l’auteur ces deux chlorhydrates seraient de constitution très différente. Le dichlorhydrate possède les mêmes propriétés, qu'il provienne d’essences de térébenthine levogyres ou dextrogyres. La solution dans l'alcool est inactive, il fond à 48° et se décompose à une douce chaleur par élimination de 2 CIH, en donnant un carbure inactif, le « terpinylène », de formule C'’ H'° bouillant à 176° (le dipentène actuel)

KACHLER (1879) (38). — Kachler en traitant le bornéol naturel par une quantité équimoléculaire de pentachlorure de phosphore obtint avec un très bon rendement (40 g. de produit pur pour 50 g. de bornéol) chlorure C'"H”° CI qu'il considéra comme le chlorure de bornyle, le chlore ayant remplacé l'oxhydrile du bornéol. Le produit était lévogyre et fondait à 157° (159° corr.), mais Kachler nota que la masse fondue perdit rapidement de l'acide chlorhydrique et qu'alors le point de fusion s’abaissait très vite. Traité par 40 fois son poids d'eau à 90°-95° il fournit un carbure solide, le bornéocamphène (P.F. 51°: fa = +20) :

Page 1