‹ Contribution à l'étude des Chlorhydrates de Pinène et de CamphèneChapitre 4 sur 38 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

L'action des acides minéraux et organiques sur le pinène a été étudiée depuis longtemps et l’on peut conclure des divers travaux de M. Delépine et de ses élèves sur ce sujet que cette action s'exerce suivant des modes parallèles : seules diffèrent les quantités des produits de réaction obtenues. En particulier, l’action de l’acide chlorhydrique a fait l’objet de nombreuses recherches et la question des chlorhydrates liquides de pinène n'a pas encore été résolue de façon définitive.

Mon but a été de reprendre l’étude de ces chlorhydrates liquides en me plaçant dans un cas particulier : chlorhydratation du pinène en présence d’alcool absolu. J'ai choisi ce mode: d’action de CIH qui a été employé déjà par Berthelot, Barbier, Barbier et Grignard, parce que c’est celui qui, à froid, donne le plus de liquide ; toutefois il se fait en majeure partie des chlorhydrates solides, accessoirement une partie liquide, d’ailleurs saturée de produits solides.

Je me suis efforcé de séparer les divers constituants solides et liquides de cette fraction liquide et d'expliquer leur origine.

J'ai caractérisé parmi les produits de la chlorhydratation en milieu alcoolique les composés suivants :

Chlorure de bornyle, Chlorure de fenchyle, Chlorure d’isobornyle, | Dichlorhydrate de dipentène, Dichlorhydrate de terpinène, Dichlorhydrate de terpinolène, Oxyde d'’éthyle et d’isobornyle.

Ils ont pu se former par réaction de CIH sur le pinène,

mais quelques-uns ont pu prendre naissance par action de l'alcool absolu sur les produits formés en premier lieu. On

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peut d’ailleurs concevoir la filiation de tous ces corps à partir du pinène primitif de la façon suivante :

Considérons la formule du pinène; l'addition de CH sur la

double liaison

ch Ch Cd HC cH° û 3 CH°-C-CH ‘ : HC CH?

CH CH Pinène Chlorhydrate primitif de pinène

donne un chlorhydrate primaire (isolable à basse température) à chlore mobile fixé sur le carbone le plus substitué. Si l’on ne prend pas de précautions spéciales, la mobilité de l’atome de chlore fait transformer immédiatement ce chlorhydrate en isomères que l’on recueille dans la chlorhydratation au voisinage de la température ordinaire.

Supposons d’abord que l'atome de CI passe sur le carbone voisin du reste isopropylène C(CH°}. Cet atome de carbone appartient au noyau tétraméthylénique qui doit s’ouvrir pour la fixation de chlore. Il peut le faire soit vers le CH? , soit vers le C(CH°}. La chaîne libérée vient alors se lier à l'endroit laissé libre par la migration du chlore. Ces deux modes donnent ainsi:

cH?

€ h°c CH” He cH* ch Chlorure de bornyle ou d’isobornyle Chlorure de fenchyle

(2 stéréoisomères probablement)

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