ES EL
Chacune de ces deux formules correspond, en effet, à deux isomères stéréochimiques en raison des deux positions que peut occuper le groupe CiCH par rapport au reste de la molécule.
À partir du chlorure d’isobornyle (et l'expérience montrera qu’il n’en est pas de même pour le chlorure de bornyle), la même migration peut se reproduire. Le chlore peut passer encore sur le C le plus substitué, voisin du groupe C(CH:}’.
CH he ch He CHE CH Chlorhydrate de pinène Chlorure d'isobornyle Chlorhydrate instable primitif de camphène
La rupture consécutive à cette migration du chlore peut encore se faire de deux façons, vers le CH? ou vers le C(CH:):. la chaîne libérée venant se lier à l’endroit laissé libre par le départ du chlore. L’un des modes conduit au chlorhydrate de pinène primitif pouvant retourner au chlorure d’isobornyle ou au chlorure de bornyle (et probablement aux chlorures de fenchyle) aux dépens du chlorure d’isobornyle. L'autre mode conduit au chlorhydrate instable de camphène. Dans un milieu susceptible d'enlever CIH, du camphène apparaîtra, H de CIH
étant pris sur le méthyle lié au carbone chloré.
CH Camphène
Sinon, il s’établira un équilibre entre le chlorhydrate instable de camphène et le chlorure d’isobornyle, déplacé par la formation accessoire aux dépens du premier, du chlorure de bornyle échappant à la transformation ultérieure. Il est évident que si on chlorhydrate le camphène, on doit retrouver les différents termes de cette chaîne : chlorhydrate primaire de camphène instable, chlorure d’isobornyle, chlorure de bornyle et probablement chlorure de fenchyle.
À partir du chlorhydrate vrai de pinène, un autre mode de migration du chlore peut se présenter : C1 passe sur le groupe
C(CH'} et non plus sur le carbone voisin de celui-ci :
CH cé
cd É
C CHt H HC cu?
| He Cu? H É Cu CH CH Chlorhydrate vrai de pinène Chlorure correspondant au terpinéol
Le carbone qui perd son chlore, le carbone qui perd sa liaison avec C(CH'} s'unissent par une double liaison. Un seul mode est ici possible. Le corps formé ayant une double liaison peut additionner CIH employé à la chlorhydratation et donnera à partir de l’éther chlorhydrique du terpinéol un dichlorhydrate racémique parce que symétrique.
CH c-d He CH.
He CH?
CH
L'enlèvement d’une molécule de CIH sur l’éther chlorhydrique du terpinéol peut conduire au terpinolène :
ch C6 He cH} Fc CH?
Terpinolène
Dans la réaction de décomposition du chlorhydrate liquide obtenu on trouve trace de ce mode : l’éther chlorhydrique du terpinéol doit donc exister dans le chlorhydrate liquide.
L’enlèvement de deux molécules de CIH sur le chlorhydrate de dipentène doit se faire par des réactions analogues et conduire en particulier au limonène racémique, c’est-à-dire le dipentène, puisqu'on part d’un chlorhydrate inactif par nature. L’enlèvement du ClH peut se faire sous l'influence du carbure restant à chlorhydrater : le limonène, le terpinolène peuvent se former au cours de la chlorhydratation du pinène.
La chlorhydratation du limonène ne peut que remonter à l’éther chlorhydrique du terpinéol ou au dichlorhydraie de dipentène.
La chlorhydratation du terpinolène peut conduire aux mêmes chlorhydrates ou au chlorhydrate de terpinolène :
cH?
hC
td Chlorhydrate de terpinolène
MEN Le
Ce dichlorhydrate peut perdre son CIH en se transformant en terpinène, lequel donnera à son tour du dichlorhydrate d’a terpinène.
ch? CH = ce.
L LÀ (à 2 He CH” HG H ee He CH He CH?
td té a lerpinène Dichlorhydrate d’ œ terpinène
On aperçoit ainsi le mode de formation de tous les composés obtenus dans ce travail et on entrevoit la possibilité de formation de toute une série d’autres corps, notamment de ceux qui se relient au chlorure de fenchyle.
Avant de développer l’exposé de ces recherches, je prie Monsieur le Professeur Delépine d’agréer l'expression de mes sentiments respectueux et reconnaissants pour l'accueil très bienveillant qu’il me fit dans son laboratoire et pour les précieux conseils qu’il ne cessa de me prodiguer. Je me permets de lui témoigner ici mon très sincère, très affectueux et très profond dévouement.
Il m'est aussi très agréable de remercier mon excellent ami Charonnat. Sa patience inlassable et son appui énergique m’ont souvent aidé au cours de ce travail. J’adresse également une pensée très amicale à tous mes bons camarades du laboratoire
qui m'ont fait profiter de leur expérience et m'ont évité bien des faux-pas.
Let 10