CRE EC ET TES
Moyennes . .|[—45 6 —48 5|Moyennes. .|—46 —48 7
» Da — 470 » ee 4709
ST
J'espérais pouvoir distinguer entre elles les différentes gommes grâce à ce point de transformation dont on pouvait escompter un déplacement de plus de 100°. Or il se trouve que son déplacement est de l’ordre des erreurs d'expérience. J'ai pensé d’abord qu’il s'agissait d’écarts analogues à ceux créés dans les points de fusion d’un solvant par la variation de composition des corps dissous. Cependant, comme la première mesure d'une grandeur quelconque même bien connue, comme le point de fusion, est toujours peu approchée, j'ai cherché à me rendre compte si les petites différences observées étaient expérimentales ou réelles. Pour cela j'ai étudié dans le même bain d'alcool deux gommes simultanément et je n’ai constaté aucune différence marquée, même en prenant les gommes qui m’avaient donné les nombres les plus éloignés. Ceci m'a amené à remarquer que le nombre — 7°, moyenne à moins de o°5, est compris dans tous les intervalles sauf cinq dont deux indiqués à l'expérience comme mal définis. De plus l'erreur maxima est de 2° et l'erreur moyenne de 102.
Il est tout à fait remarquable que les moyennes des deux tableaux coïncident si bien et d’autant plus que, s’il y a eu dans ces déterminations quelque coefficient personnel, il aurait plutôt accusé les différences que les coïncidences. C'est donc qu'il y a dans les gels préparés à 1850 et à 2002 une analogie mécanique précise. Nous verrons page 38 comment les théories actuelles interprètent ce prénomène de manière satisfaisante.