‹ Contribution à l'étude des chloronitrures, nitrures et hydroxynitrures de phosphoreChapitre 37 sur 42 · X (7,57)? À: CD 00 CIO EE AT, 7700 7 one · texte numérisé non relu

X (7,57)? À: CD 00 CIO EE AT, 7700 7 one

Ce qui donne comme nombre de molécules par maille : 5,95 (soit 6 avec une erreur de 1 0/0).

Si on adopte les mêmes nombres pour la grandeur des périodes du phosphate (clichés de poudre identiques et même rapport € : a) et pour la densité 1,792, on obtient 1 0/0 de plus, soit : 475 g. En divisant par le poids atomique du phosphate on trouve : 4,13 (soit 4 avec une erreur de 3 0/0, l’erreur sur la densité étant de l’ordre de 1 0/0 et celle sur le volume gramme de l’ordre de 2 0/0).

Ainsi la maille de PNO?H? est composée de GPNO*H? et celle du phosphate contient 4PNO‘HS.

Si on rapproche au point de vue des rayons X ces deux groupes d’atomes, on constate qu’en écartant les hydrogènes qui ne diffusent pas, on peut les faire correspondre atome à atome moyennant la substitution, sur douze atomes diffusants, d’un azote à un oxygène (qui, au point de vue de la diffusion et de la structure ne diffèrent pas puisqu'ils ont sensiblement même nombre d'électrons et même rayon atomique) et d’un phosphore à un oxygène, plus importante puisque le phosphore a 15 électrons et l’oxygène 8.

En résumé sur douze atomes il peut y avoir identité de structure au point de vue rayons X, sauf la substitution d’un phosphore à un oxygène.

Au point de vue des autres propriétés, on constate que le

nombre des électrons par maille est exactement le même dans les deux produits, la différence entre phosphore-azote et deux oxygènes étant compensée par les différences des hydrogènes.

Les mailles grammes peuvent donc se comporter de façon sensiblement identiques ainsi que le montre le rapprochement de leurs formules :

6PNO?H? — APNO2H? + 4OH + 2PN — 240 électrons BPNO“HS — 4PNO?H? + 4OH + 2(0H5)0 — 240 électrons.

Cette extraordinaire analogie de formule est tout à fait remarquable. En admettant que les analyses à longue durée soient fausses, ce qui, étant donné leur convergence, ne peut s’interpréter que par des hypothèses étranges, il serait déjà étonnant qu'elles conduisent à une formule donnant un nombre entier pour le nombre de molécules par mailles ; mais qu’elles fournissent une pareille analogie dans la maille le serait beaucoup plus. La probabilité pour que cette analogie corresponde à une réalité de la matière, semble bien plus grande.

D'ailleurs le point de vue lé plus intéressant ici n’est pas l’analogie et la différence des composés, mais celles des formules parce qu’elle peut se produire dans d’autres domaines. Par là elle entraîne une conséquence pratique immédiate ; étant donné les méthodes ordinaires utilisées pour l’identification de deux substances, elle a pu souvent échapper. Il y a donc lieu de penser à chaque identification à sa possibilité. Il'est évident que la plus stricte prudence doit être de règle dans un pareil domaine, aussi bien dans la recherche du phénomène que dans sa démonstration et dans son énoncé ce

qui ne veut pas dire qu’il faut le passer sous silence lorsqu’on le rencontre.

Page 1