LS À TU
Ce qui ressort de l’ensemble de ces observations, c’est la place capitale qui revient à l’ophtalmologie dans l'établissement d’un diagnostic positif.
C’est l’ophtalmologiste qui reconnaît le syndrome chiasmatique. C’est à iui d'en reconnaître la nature
tumorale et d'envoyer le malade au neuro-chirurgien.
Ceci ne peut être, que grâce à une technique rigoureuse de l'examen oculaire.
Ces malades viennent en effet consulter la première fois, parce qu'ils se plaignent de céphalées ou de troubles visuels souvent imprécis, sans même qu’ils se plaignent d’une baisse nette de la vision. Ce n’est que
- par une prise correcte de l’acuité visuelle, un examen
soigneux du fond d'œil et une étude serrée du champ visuel, avec schéma, étude non seulement qualitative, mais quantitative, que l’on mettra ces troubles en évidence. Et on trouvera souvent des modifications du
. Champ visuel avant de constater ure baisse de la vision;
en présence d’une baisse de l’acuité visuelle, il est important d’en préciser la date de début et l’évolution. Le fond d'œil montrera une atrophie optique de type primitif. |
Ii est rare que les troubles soient d'emblée bilatéraux. il est évidemment facile de reconnaître un syndrome chiasmatique en présence d’une atrophie optique à bords nets et d'une hémianopsie bi-temporalie. Mais, en présence de troubles visuels asymétriques, çà l’est beaucoup moins. Il peut s’agir d’un malade chez qui l’on découvre, parfois au cours d’un examen fortuit,
une cécité unilatérale, sans qu’il soit possible d'obtenir
des renseignements précis sur son mode de formation. Et il convient alors de ne pas oublier qu’une affection supra-sellaire peut ne se traduire pendant longtemps que par un trouble visuel unilatéral. C'est là que l’étude
du champ visuel prend toute Son importance.