‹ Contribution À L'Étude Des Cholesteatomes SuprasellairesChapitre 8 sur 22 · DRE PR · texte numérisé non relu

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A cette tumeur, il donna le nom de « tumeur perlée », terme encore en usage, surtout dans les pee anglo-saxons.

Mais c’est à LEPRESTRE que revient l’honneur d’avoir publié le premier, en 1828, sous le nom de « tumeur adipociforme » le premier cas de cholestéatome : tumeur d’un blanc opaque, d’une densité plus grande que celle du cerveau. Il note l’aspect mamelonné, bril- . lant, perlé. A la coupe, elle paraît formée de couches . concentriques, unies entre elles par des couches de tissu cellulaire. I1 n’y observe aucune trace de vaisseau.

Certains prétendent que VERATTUS, le premier, en 1741, avait donné la description d’une tumeur « riche en cheveux » et que DUMÉROL, en 1807, avait montré à l’Académie le modèle en cire d’une tumeur extérieurement blanche et argentée, blanc-grisâtre à son intérieur, située dans le IV*° ventricule, mais sans aucune. description symptomatologique ou clinique.

Il faut attendre 1834 pour que PEYROT donne la description d’une tumeur « grosse comme une noix, formée de paillettes nacrées et tout à fait comparable à celle déjà décrite par CRUVEILHIER ».

C’est J. MULLER qui, en 1838, emploie pour la première fois le terme de cholestéatome en publiant deux cas de « Geschichtete pulmutter gläzende Fettgeschwülste ».

ADAMS, en 1851, en Angleterre, en donne la première description histologique.

En 1854, VON REMAK publie de nouveaux cas et émet l’hypothèse de leur origine à partir d’un ee lium en situation aberrante.

WiRCHOW, en 1855, montre que ces tumeurs naissent non pas aux dépens des méninges, mais du diploë.

En 1856, ERMASH publie le premier cas opéré d’une tumeur née de la voûte osseuse, développée vers la région frontale.

En 1875, nes décrit le premier cas de localisation médullaire.

Diverses observations se succèdent alors, n’appor- -tant aucune nouveauté. Les hypothèses sur l’origine des cholestéatomes s’ébauchent.

Et si, en général, on admet leur nature épithéliale, pour plusieurs auteurs et, PERLS (1877) en particulier, ils prendraient naissance « aux dépens de l’endothélium des espaces nerveux lymphatiques ». SPILLMANN et SCHIMTT, en France, one une origine épendymaire.

Un gros travail de synthèse est publié en 1897 par BoEsTRôM qui affirme l’origine des cholestéatomes à partir d'éléments embryonnaires de la peau, à un stade assez tardif, après avoir passé en revue les trente-deux cas publiés, plus ses cas personnels. Il les nomme « épidermoïdes piaux » et les compare aux « dermoïdes piaux », qui eux, sont nés d’un type embryonnaire plus précoce, pouvant édifier des éléments de tissus aussi bien endothélial qu’épithélial ».

En 1900, BLUMER, à propos d’un cas personnel dont la nature lui paraît endothéliale, propose une division en deux groupes :

— épithélial, le plus important,

— endothélial. |

BaILey, en 1920, réunit les soixante-deux cas publiés, parmi lesquels le premier cas de cholestéatome suprasellaire, vérifié opératoirement, concernant un malade de CusHING (1919). Il donne une description histologique précise, restée classique depuis. Il incline plutôt pour la théorie épithéliale, mais sans se prononcer formellement.

CUSHING, en 1922, donne un nouveau cas de cho-

lestéatome développé dans la région pariéto-temporale, ayant son origine dans le diploë de l'os temporal.

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