‹ Contribution à l'étude des chondromes du bassinChapitre 4 sur 28 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Le chondrome du bassin, tumeur cartilagineuse développée au niveau des os de la ceinture pelvienne, se rencontre plus fréquemment que l’on serait tenté de le croire : en parcourant la littérature médicale, nous avons trouvé des cas publiés dès 1825, mais c’est surtout à partir de 1860 que les publications se font plus nombreuses et peutêtre aussi plus précises. C’est en 1865 que les cas de Landéta et de Molinier, tous deux très typiques, figurent au Bulletin de la Société Anatomique de Paris. Une thèse de François, en 1876, traite de ce sujet, repris en 1899 par Blanchet dans une thèse de Lyon; enfin, de nos jours, des auteurs lyonnais se sont intéressés à cette question, puisque parmi nos observations, nous en rapportons trois, publiées, la première en 1922, par Tavernier, et les deux autres, en 1930, par Durand et Patel. Nous rapportons également une observation inédite, et enfin un dernier cas dû à M. le Professeur agrégé Papin et publié en 1927. On voit donc que ce sujet a reconquis un gain d'actualité : ceci est dû pour une part non seulement à l’examen anatomopathologique devenu plus précis et plus sûr, mais aussi au diagnostic radiologique qui permet d’affirmer la présence du chondrome sur le vivant et donne ainsi des indications opératoires plus nettes et souvent plus précoces.

Les auteurs étrangers se sont aussi beaucoup intéressés à cette question, témoin les observations que nous reproduisons d’après les Anglais Clarke, Eve, et d’après les Allemands Engelman, Zeltner, Witzel, etc.

Nous nous sommes efforcés de rapporter des cas de chondromes du bassin, purs : histologiquement, ïl est, en effet, assez rare que l’on ait affaire à une tumeur purement du type cartilagineux : pour Ziégler, à l’enchodrome se mêlerait toujours plus ou moins de tissu fibreux, osseux, ou sarcomateux; dans notre observation XIX, l’examen anatomo-pathologique fait par M. le Professeur Sabrazès, mentionne également la présence de tissu fibreux et osseux avec une masse cartilagineuse au centre; mais, quoiqu'il en soit, on ne saurait refuser aux tumeurs cartilagineuses du bassin une allure clinique un peu particulière et une évolution spéciale, ne fut-ce que par la lenteur de la marche et la rareté des généralisations.

L'histoire clinique des chondromes du bassin, au moins pour ceux qui grandissent à l’extérieur de la cavité pelvienne, a donc sa physionomie propre et depuis longtemps bien mise en relief par Dolbeau, François, Blanchet, et d’autres encore. Parcourant avec soin la littérature médicale, nous avons réussi à recueillir dix-neuf observations, les plus récentes, et qui nous ont paru les plus typiques. Nous allons les passer en revue et tâcher d’en déduire :

L’étiologie,

L’anatomie pathologique et la pathogénie, Les symptômes,

L'évolution,

Le pronostic et le diagnostic,

Et enfin, le traitement.

Nous ne tenons, au point de vue des symptômes et du diagnostic, qu’à apporter quelques faits nouveaux qui ne feornt en somme que confirmer des points déjà découverts et établis.

DV

Notre prétention sera tout aussi modeste au point de vue de l’étiologie et du pronostic : le nombre d’observations des tumeurs cartilagineuses du bassin est encore trop

‘estreint pour qu’on puisse en tirer des conclusions fermes, Nous ne ferons que mettre en relief certains points qui nous ont paru ressortir des observations que nous avons étudiées et, tout particulièrement, au point de vue du traitement,

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