MIS
Actuellement, il serait impossible de rien tenter comme
opération d’exérèse.
OBSERVATION V (In Thèse Blanchet.)
Jean A, 50 ans. Aucun antécédent, ni héréditaire ni personnel. Depuis trois mois, le malade a remarqué que ses matières sont rubannées; à ce moment-là, il n’y avait ni douleur, ni rectorrhagies, ni constipation, ni troubles urinaires. Il y à huit semaines, à la suite d’un écart de régime, le malade ne put uriner le lendemain matin. Il prit de la tisane et put uriner le soir. Pas d’hématuries. Ce jour-là, il ne put aller à selle et fut obligé de prendre un lavement; depuis lors, il ne peut aller à selle qu’avec un lavement. Les matières ne sont pas dures, mais toujours rubannées; depuis cette époque, le malade souffre dans la région anale et la région vésicale. Pas de douleur en urinant, pas de rectorrhagies ni d’hématuries.
Au toucher, on constate une tumeur énorme, dure, sans points fluctuants, sans bosselures, développée au niveau de la prostate; le doigt est serré entre la tumeur et le squelette postérieur.
Le rectum est sain mais fortement comprimé. L’exploration abdominale antérieure permet de constater que la vessie n’est pas touchée, mais que la tumeur est plus volumineuse à droite et paraît se prolonger avec le bassin.
Pas d’adénopathie, pas de ganglions sus-claviculaires, Pas d’amaigrissement, pas de teinte cachectique. Urines normales : ni albumine ni sucre.
Le diagnostic porté est celui de tumeur pelvienne, d’un chondrome ïintra-pelvien probable, Le malade part avec un traitement tonique : on refuse toute intervention.