HymeraparaA MINAX n. sp. (PL. VI, fig
Eponge revêtante, très mince, fortement hispide et coriace
Couleur : rouge à l’état frais.
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La spiculation de cette espèce ne permet de la confondre avec aucune autre : des spicules capités d’unetaille considérable (700 ) font longuement saillie à l'extérieur ; des spicules de même forme, mais beaucoup plus grêles et ne mesurant plus que 250 x en moyenne, s’entre-croisent dans l'épaisseur de l'éponge ; enfin de petits spicules tout à fait caractéristiques forment à la surface un feutrage serré fort difficile à dissocier. Ces spicules sont ordinairement en fer à cheval; mais il arrive souvent aussi que, leurs deux extrémités ne tendant pas à se rejoindre, ils figurent des lignes brisées à deux, rarement à trois parties. Le bord externe et les extrémités du fer à cheval ou de la forme qui en dérive sont couverts d’épines nombreuses et très pointues. La largeur moyenne de ces spicules est de 4 x ; l’écartement de leurs branches ne dépasse pas 15 ».
Habitat : environs de la tonne des Essarts de Langrune.
Trois échantillons examinés vivants tapissaient les parois
d'anciens trous de Gastrochènes.
19. HyMEDESMIA RADIATA. Bow. 1. e., pls. XX VIII et XXIX (Epicles radiosus, Gray, 1. e., p. 521). — Deux échantillons seulement en étaient connus. Bowerbank n’a pas vu l’éponge fraîche ; elle est blanc grisâtre, mince et, contrairement à ce que pensait le spongologiste anglais, naturellement hispide par la projection des grands spicules acués à travers le derme. Assez commune au large de Luc, sur les pierres.
20. HYMEDESMIA ZETLANDICA. Bow.l. c., pl. XXIX.— Deux représentants de cette espèce ont été recueillis pleins d'œufs en segmentation en septembre, prés de la tonne des ŒEssarts de Langrune ; leur coloration était jaune clair à l’état frais ; ils différent des quelques échantillons examinés par Bowerbank et s’écartent du type par certains détails de leur spiculation : les spicules simples à deux crochets (simple bihamate spicules), au lieu
d’être très grêles, sont énormes, et fréquemment leur tige est épaisse
de 5 4 ; de plus, ils ne sont pas fasciculés ; enfin j'y ai constaté la présence d’une sixième sorte de spicules que n'indique pas Bowerbank : des spicules tricurvo-acérés.
21. AMORPHINA CARUNCULA. Schmidt, 1. c.,p. 76 (Hymeniacidon caruncula Bow.]. c.,pl. XXXIL, Reniera caruncula, Gray, l.c., p.518). — lle abonde sur les berges du Quihoc et des rochers voisins et s'étend en larges plaques sur les grosses pierres de la grève qui découvrent en grande marée.
Se reproduit surtout en septembre.
22. AMORPHINA SANGUINEA. Schmidt, 1]. c., p.76 (Hymeniacidon sanguineus Gr., Bow.l. c., pl. XXXII, Reniera sanguinea, Gray, L. c., p. 518). — Le Quihoc et dragages. Couleur rouge foncé. Les spicules acués longs et gros rendent la surface remarquablement hispide.
23. AMORPHINA VIRIDANS. (/ymeniacidon viridans Bow. 1. c., pl. XXXIII). — De cette espèce polymorphe je n’ai pu voir que des spécimens minces recouvrant des pierres du large et en tout semblables à ceux que M. Stewart a trouvés à Plymouth.
24. AMORPHINA ALDOUSII. (Hymeniacidon Aldousii Bow. 1. c., pl. XCOIT). — Un échantillon dragué; comme le spécimen type de l’espèce, il est criblé par des annélides.
25. AMORPHINA PANICEA. Schmidt, L. c., p.77(Halichondria panicea Johnston. Voy Bow. l.c.,pls. XXXIX et XL).— Reproduction
en juin.
26. AMORPHINA GLABRA. Schmidt, L. e.,p. 77 (Halichondria glabra Bow. L. c., pl. XLI). — N'est pas rare à trois lieues au N. de Luc, sur les pierres.
Cette éponge jaunâtre ressemble beaucoup à la précédente; cependant des différences dans l’état de la surface et dans les dimensions des spicules permettent de l’en séparer ; l'examen des
éléments cellulaires rend la distinction plus facile encore. (Voy.
2° partie.)
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