‹ Contribution à l'étude des ClionidesChapitre 19 sur 28 · RAPHIODESMA ACULEATUM n. sp. (PI. VI, fig · texte numérisé non relu

RAPHIODESMA ACULEATUM n. sp. (PI. VI, fig

J’ai recueilli, dans un dragage à 3 lieues au N. de Luc, un échantillon d’un Raphiodesma distinct des 6 espèces de ce genre créées par Bowerbank.

Cette éponge, sessile et massive, n’a que de faibles dimensions ; elle ne s’élève pas de plus de 2 centimètres au-dessus du silex sur lequel elle est fixée, et ne couvre guère que 3 centimètres carrés de son support. Sa surface est irrégulière. La disposition du squelette est celle qui caractérise le g. ÆRaphiodesma Bow. ; les spicules en sont acués, légèrement courbés, à pointe très courte ; ils mesurent 625 « de long et 20 # de large à la tête. Les spicules de tension sont acérés, ce qui n’existe dans aucun Æaplhiodesma connu ; il y en a même de deux sortes, les uns longs et grêles, souvent courbes, les autres droits, plus courts et relativement plus larges ; les premiers ont en moyenne 150 « de long sur 1 y de large, et les autres n’ont que 70 « de long. Ces deux formes sont excessivement abondantes, la petite surtout. Très souvent ces spicules sont fasciculés et leurs faisceaux sont perpendiculaires aux lignes du squelette.

Comme Æaphiodesma intermedium (et naturellement comme Le. simplicissimum, qui n’a qu’une seule forme de spicules), l’espèce dont il s’agit est dépourvue de spicules en forme d’ancres. Les spicules des membranes sont en quantité innombrable ; ils sont courbes, à deux crochets simples ;il y en a aussi de deux grandeurs, sans intermédiaires : les grands, moins nombreux, mesurent en moyenne 85 4 de grand axe, leur plus grande épaisseur étant de 3 x; quant aux petits, dont les tissus sont chargés, leur grand axe ne mesure guère que 20 #, leur plus grande épaisseur étant à peu près égale aux 8[4 d’un #.

La couleur à l’état de vie était jaune d’ocre pâle.

Par son aspect et par l’absence de rosettes de spicules en forme d’ancres, cette espèce se rapproche de R. intermedium. D'autre part, elle ressemble beaucoup à ÆR. lingua par la profusion des petits spicules courbes à deux crochets dans ses tissus et par une différence considérable de taille entre les spicules du squelette et les spicules de tension. Mais les caractères de ces derniers (acérés au sens de Bowerbank) la séparent des autres Raphiodesma. Pour rappeler que la nouvelle espèce est armée de ces aiguillons, je propose de l’appeler Raphiodesma aculeatum.

60. DESMACIDON FRUTICOSA. Bow. 1. e., pl. LXI. — Le seul représentant de cette espèce que j'aie recueilli à Luc est un magnifique échantillon rejeté à la grève et décoloré.

61. DESMACIDON PANNOSA. Bow. 1. c., pl LXXXIX. — Bowerbank n’en a examiné que deux échantillans provenant l’un de Guernesey et l’autre de Jersey, le premier conservé dans l’alcool, le second desséché.

L'espèce est commune dans les dragages sur la côte du Calvados, surtout sur les touffes d'Hydraires qui couvrent les extrémités des tubes de Chétoptères. Elle atteint de fort belles dimensionset se montre généralement dressée et comprimée latéralement. Sa couleur est jaune pâle à l’état de vie, mais elle devient grisâtre par dessiccation. Son tissu conjonctif rend sa surface agglutinante ; aussi la trouve-t-on toujours remplie de corpuscules étrangers qui s’alignent le long de ses fibres spiculeuses et donnent, à s’y méprendre, à sa structure l’aspect caractéristique des Phoriospvongia de Marshall (1).

62. Desmacrnox coP1osA. Bow. 1. e., pl. LXXXII. — Parasite sur lesalgues, ou en belles plaques sur les pierres, autour du Quihoc. Extérieur grisâtre, intérieur jaune. Après dessiccation, le derme blanchit et prend un aspect chagriné.

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