‹ Contribution à l'étude des côlites ulcéreuses chroniquesChapitre 7 sur 11 · TRAITEMENT MEDICAL · texte numérisé non relu

TRAITEMENT MEDICAL

D’après l’avis de la plupart des auteurs, la conduite à tenir dans la côlite ulcéreuse chronique est la suivante:

Dans le cas léger et moyen: après 4 mois de traitement médical, si on ne voit aucune amélioration, on doit intervenir chirurgicalement, malgré le haut pourcentage de mortalité dans les cas avancés.

Le traitement médical consiste, en grandes lignes, en premier lieu dans le régime; le régime doit surtout éliminer les aliments crus, les légumes verts, et l’excès des graisses. Il doit être riche en aliments tamisés.

Bargen préconise le traitement suivant dans les

formes légères et moyennes:

1° Immunisation par le diplostreptocoque (qu’il considère comme spécifique).

2° La sérothérapie. Dans ce cas il procède de la façon suivante: après une préparation préalable du côlon, lavages répétés et nettoyages soïgneux à l’aide du recto-sigmoidoscope, 1l prélève au fond de l’ulcération le diplo-stréptocoque, que l’on cultive ensuite et on prépare un sérum destiné à être injecté au malade. Dans sa statistique, il démontre qu’il a été obligé d’intervenir dans 5 cas sur 250, après ses traitements.

3° Suppression des foyers d’infection à distance... amygdalectomie.

. 4° Administration empirique des médicaments suivant le cas.

5° Irrigations antiseptiques du gros intestin. Les autres allemands, Kuttner, Metzger et surtout Porges ont eu de bons résultats par des transfusions sanguines.

Hurst À. F. préconise le lavage du côlon par l’acide tannique (après appendicostomie), et l’administration d'huile de paraffine.

Einhorn (Newyork) a inventé un tube qui rappelle la sonde Einhorn, composé de deux parties, une mâle et l’autre femelle, d’un mètre de longueur, avec un robinet pour aspiration en haut. Il pousse ce tube jusqu’au côlon sans contrôle radiologique et il fait de cette façon des irrigations antiseptiques.

Thorlakson traite la côlite ulcéreuse chronique par le lactate de calcium, stovarsol et l’huile de foie de morue.

Tidy fait un traitement par l’amidor et l’opium associés des irrigations médicamenteuses et l’huile de paraffine.

Pognton atteint lui-même de cette affection et qui avait étudié beaucoup de ces cas, préconise la diète, l’opium, le bismuth à grande dose per os, le kaolin et les irrigations antiseptiques.

Brunford (50 cas) est très pessimiste au point de vue pronostic. Il fait l’ionisation pendant 15 jours, après échec de celle-ci, intervention chirurgicale.

Russell fait l’ionisation, la diathermie.

Page 1