‹ Contribution à l'étude des complications cutanées de la recto-colite ulcéreuse non spécifique: Déduction pathogéniqueChapitre 8 sur 22 · CES · texte numérisé non relu

CES

rechute ; plus de fièvre ; une selle normale par jour. Reprise de poids. La malade est partie à la mer.

25 janvier 1937. — L'état intestinal est bon ; la malade est encore pâle. Les lésions cutanées, après cicatrisation, se sont rouvertes. Jambe droite, cicatrices nettes. Jambe gauche, œdème violacé depuis la malléole jusqu’à mi-jambe, sous forme d’une large plaque éruthémato-squameuse. Deux petits perthuis, l’un sous-malléolaire, l’autre au tiers moyen de la face externe de la jambe, laissant échapper un pus jaunâtre.

OBSERVATION II. — GaALLART et DoMINGo-MonÈs

(Premier Congrès de Gastro-Entérologie de Bruxelles 8 Août 1935)

Emilio TT... (malade du D' Rabassa), 35 ans. Marié, employé de chemin de fer. En bonne santé jusqu’à il y a deux ans, où il observa la présence de quelques gouttes de sang dans les selles, lesquelles sont presque toujours complètement normales. Aucun trouble à la défécation. La petite quantité de sang a augmenté quelques mois plus tard, l’obligeant à évacuer seulement du sang vingt fois ou plus par jour, avec ténesme et douleurs. Les évacuations de fèces continuent normales au nombre d’une ou deux par jour.

Au bout de onze mois, il perd l’appétit et diminue de poids ; on pose le diagnostic d’hémorroïdes internes et, en pratiquant une intervention chirurgicale, le chirurgien remarque que celles-ci sont absentes. Par contre, on observe, dans le rectum, des ulcérations avec excroissances. Peu après apparaîit une période fébrile, avec température de 40° et les évacuations de sang sont accompagnées d’une grande quantité de pus. Dans ces circonstances, il rentre à la polyclinique. Le malade est très abattu, pâle, légèrement anasarqué et sa température oscille entre 37,5 et 39,5. IL y a, en outre, pyodermite et pseudotuberculides de la peau. Le lendemain de son admission, on lui pratique une transfusion de 350 c3,

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