JO
organes hématopoïétiques des leucémiques. Malheureusement ces microbes varient avec chaque auteur et aucun d’eux n’a pu reproduire expérimentalement un état leucémique.
Jousset apporte plusieurs expériences à l’appui de la théorie infectieuse.
Ayant transfusé aseptiquement le sang des leucémiques dans le péritoine des cobayes il a obtenu ainsi une péritonite exsudative, et seulement dans le cas où le malade n’avait pas été traité. Dans l’exsudat il a mis en évidence des cocco-bacilles qu'il rattache aux pasteurelloses, tandis que l’hémoculture directement pratiquée est toujours restée négative. Une seule fois l’auteur a réussi à déterminer avec ce microbe chez le cobaye une splénomégalie avec myélémie. La seule conclusion que l’on puisse tirer de tous ces travaux c’est que toute affirmation est actuellement impossible quant à la nature de l’agent causal et au mécanisme de son action.
Il n’est peut-être pas beaucoup plus facile d'expliquer la fréquence et la nature des complications.
La facilité avec laquelle le leucémique est la proie des infections alors que le nombre de ses leucocytes est augmenté s'explique sans doute par ce fait mis en évidence par Achard, Ramond et Foix que dans les leucémies la résistance et l’activité des globules blancs principalement des polynucléaires sont très diminuées.
Les thromboses s'expliquent facilement par l'abondance extrême des globules blancs facilitant l’engorgement préalable des vaisseaux.
Quant aux hémorragies elles sont un peu plus difficiles à expliquer. On serait tenté devant les lésions de rate et du foie d'admettre qu’il s’agit d'un diathèse hémorragique attribuable