‹ Contribution à l'Étude des Complications Vertébrales de la MélitococcieChapitre 12 sur 35 · LE SANG · texte numérisé non relu

LE SANG

Contrairement à ce que l’on pourrait croire au premier abord, le germe est très rarement rencontré dans le sang.

La fièvre, en effet, dans la mélitococcie, provient plus de la détermination locale que de la septicémie générale.

der

Le séro-diagnostic au melitensis de Wright est assez souvent positif. Mais les agglutimines sont, comme nous le dit M. le Professeur ROGER, moins constantes, plus fragiles et moins persistantes dans les brucelloses que dans les infections typhoïdiques. :

11 y a donc possibilité de rencontrer parfois des sérodiagnostics Malte négatifs chez des malades atteints d’une façon évidente de fièvre ondulante.

9° L’INTRADERMO-RÉACTION À LA MELITINE.

L’intradermo-réaction à la melitine est beaucoup plus stable que la séro-réaction (qui, elle, risque d’être négative par suite de la fragilité des agglutinines).

10° La rApro.

La radio joue-t-elle un rôle essentiel dans le diagnostic du pseudo mal de Pott mélitococcique ?

M. le Professeur ROGER paraît en douter: « L’intensité des phénomènes douloureux, dit-il, n’est pas en rapport avec l’étendue des lésions visibles sur la radiographie qui sont, en général, minimes, quelquefois nulles. », et - d’ajouter : « Les lésions graves ne sont pas dûes à la spondylite mélitococcique actuellement en évolution, mais à des atteintes antérieures de rhumatisme chronique de nature indéterminée. » |

M. le Professeur ROGER refuse donc au mélitocoque le pouvoir d’occasionner de gros dégâts osseux. Nous nous rangerons personnellement aux côtés de M. le Professeur Rimgaup lorsque celui-ci prétend que les différentes va-

Page 1