‹ Contribution à l'Étude des Complications Vertébrales de la MélitococcieChapitre 18 sur 35 · ANATOMO-PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

ANATOMO-PATHOLOGIE

Quels sont les caractères microscopiques des lésions produites par la localisation vertébrale du bacille d> Bang ?

Dans la mélitococcie, nous disent MM. CrorzAT et Purc, « nous rencontrons au niveau des lésions des nodules simulant de très près les productions tuberculeuses. Il s’agit de formations avec plaques centrales souvent nécrotiques, parfois assez étendues, d’autrefois plus rédue tes et pouvant même manquer.

« Ces plaques nécrotiques renferment de nombreux débris nucléaires, en particulier des polynucléaires au point qu’elles sont parfois suppurées.

« Autour de ces nappes centrales se rangent des cellules épithélioïdes typiques, voire même des cellules géantes telles qu’on les observe dans les lésions tuberculeuses authentiques.

« Par contre, la zone lymphoïde manque ou d’appa: rence moins limitée est composée d'éléments inflammatoires variés parmi lesquels, outre les lymphocytes et les lymphoplasmocytes, des plasmocytes et des polynucléai-

res.

SRNOT Su

« Seuls quelques détails différentient ces productions pseudo tuberculeuses mélitococciques : Leur centre est d'allure plus suppurative, leur couronne inflammatoire moins bien isolée et moins PCIe lymphocytaire que dans les tubercules. »

RAPPORTS HUMORAUX

de la Fièvre de Maite et de la Tuberculose

Cette analogie histologique entre la fièvre de Malte et la tuberculose nous conduit à parler des rapports humoraux existant entre la mélitococcie et la bacillose.

D’après le Professeur JAMBON, les malades atteints de mélitococcie ont tendance à faire de la tuberculose.

Cette tendance est dûe, selon lui, à l’anergie provoquée par la brucellose, anergie prouvée par les cuti-réactions à la tuberculine qui deviennent automatiquement négatives chez un malade atteint de fièvre de Malte.

M. le Professeur JAMBON affirme que, la cuti-réaction à la tuberculine évolue chez un brucellien de façon inverse à la réaction par la mélitine.

M. le Docteur Put6, lui, ne paraît pas se ranger à cette idée quand, au cours de la thèse DE TarAYRAC, il écrit: « L’un de nous, à propos d'observations de spondylite, a très fréquemment obtenu des cuti-réactions à la tuberculine positives chez des brucelliens en pleine évolution. » Personnellement nous trouvons que la règle établie par M. le Professeur JAMBON est trop stricte. Notre observation n° 1 nous le prouve !

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Nous adopterons le point de vue de M. le Docteur Purc lorsque celui-ci déclare : « Il faut penser qu'il y a avart tout des réactions individuelles qu’il serait imprudent de généraliser et que la brucellose ne doit pas encore être rangée de façon catégorique à. côté des maladies anergisantes. » |

Oui, la mélitococcie peut faire le lit à la tuberculose mais elle fait le lit à la tuberculose non pas en rendan! le malade anergique mais en ruinant le tempérament de ce dernier par la fièvre, la douleur, la sueur et les diverses complications qu’elle est susceptible d’engendrer.

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