OBSERVATION TI
M. Piron, âgé de 45 ans, cultivateur de profession, vient trouver le 3 juin 1947 le médecin de son village pour asthénie profonde, sueurs diffuses, amaigrissements considérable (20 kg.), faible température : 37°8, et douleurs au niveau de la région cervicale.
- Devant un tel tableau clinique, un séro-diagnostic Malte est pratiqué. Il donne un résultat négatif.
Une cuti-réaction à la tuberculine est elle-même négative.
. Toutefois, la douleur cervicale au fur et à mesure que les jours s’écoulent, ne cesse d’augmenter. Le médecin craignant une mélitococcie décide alors de tenter la vaccinothérapie intraveineuse. Il résulte de cette thérapeutique un violent phénomène de choc. La température monte à 41°, mais aucun résultat net n’est obtenu visà-vis des algies, |
Le 18 juillet, c’est-à-dire un peu plus d’un mois après le début clinique de la maladie, on peut constater une augmentation de l’apophyse épineuse de la sixième cervicale. Cette vertèbre est très douloureuse à la pression. Une intradermo-réaction à la mélitine est alors pratiquée. Elle est fortement positive.
Un traitement au calcium intraveineux et à la vitamine D est réalisé. a |
Le 23 juillet 1947, le malade reçoit du vaccin de
Dickers-Sallies par voie endoveineuse progressive. Des
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clochers thermiques apparaissent à la suite de ces injections. La température monte à 40°-41° pour tomber ensuite et rester entre 37°8 et 36°8... Les algies cervicales sont alors très atténuées mais persistent toutefois. Elles sont exacerbées par la fatigue. =
Vers la fin septembre, nouvelle rechute. Les douleurs deviennent très violentes et rebelles à toute thérapeutique sédative.
Une radio effectuée le 11 octobre 1947 nous montre un écrasement vertébral très important avec zone de déminéralisation étendue. Une minerve de grande enver. gure est mise en place.
Actuellement, les douleurs ont disparu complètement de même que la température. Le malade a repris une certaine activité.
le
OBSERVATION IV (Service Puig, n° 1.496.)
M. Joseph B.., âgé de 63 ans, qui n’avait jamais au cours de sa vie, été malade, éprouve depuis mars 1936 de violentes crises douloureuses polyarticulaires, de la température et des sueurs profuses apparaissent surtoul la nuit.
Cet ensemble de symptômes pousse M. B... à rentrer à l'Hôpital de Perpignan le 12 août 1936 dans le Service de M. le Docteur Purc.
L’examen d’entrée nous montre :
— Cœur : R. A. S. ;
— Reins : R. A.S.;:
— Poumons : R. A. $.
En revanche, nous notons un foie augmenté de volume Un séro-diagnostic Mälte est pratiqué; il est positif au 1/300.
Un traitement à la septazine est aussitôt réalisé. Mais il doit être cessé par suite d’accidents d’intolérance.
Fin août, apparaît chez M. B... un œdème bilatéral des membres inférieurs. Cet œdème, dû à des troubles humoraux (rapport sérine globuline inversé), est accompagné de purpura et d’épistaxis. Le malade ressent à ce momentlà des douleurs au niveau de la colonne vertébrale... Cette dernière est enraidie. Les douleurs ont leur siège maxima au niveau de L2 LS.
Ts
Une radio est réalisée : Elle nous montre une ostéoarthrite vertébrale. B... éprouve successivement des périodes de bien-être relatif et d’impotence complète. La grande période d’impotence va de novembre 1936 à février 1937.
Des clichés sont pris les 1” octobre, 9 décembre 1936. 6 janvier et 12 février 1937.
Le 1°” octobre 1936, les radios nous montrent un pincement de l’interligne articulaire L2 L3 avec des lésions discrètes d’ostéite sur l’extrémité gauche au bord inférieur de L2 et du bord supérieur de L3.
Nous pouvons noter de petits becs de perroquet sur LA et L5 et une décalcification générale.
Le 9 décembre 1936, les signes que nous venons de décrire s’accentuent, le pincement s’accuse, l’ostéite aussi.
Le 6 janvier et le 1° février 1937 on voit apparaître un nouvel ostéophyte en L2.
En février 1937, une tuméfaction apparaît au niveau. de la face antérieure de la jambe droite. Cette tuméfaction est primitivemnet de la grosseur d’une amande, dure. douloureuse, bien limitée. Mais elle ne cesse de grossir et finit par atteindre le volume d’une noix : Elle crée des troubles radiculaires.
On procède alors à l’ablation de la nodosité. r Q 7 . . . . : . L'opération réussit et la cicatrisation se fit en quinze jours.
La tumeur était composée à l’examen histologique de formations pseudo-nodulaires siégeant en plein milieu inflammatoire.