‹ Contribution à l'étude des compressions du corps de l'estomacChapitre 10 sur 20 · ASPECT CLINIQUE · texte numérisé non relu

ASPECT CLINIQUE

Deux grands signes cliniques sont la conséquence majeure du trouble apporté au transit gastrique par l’existence sur la portion verticale de l’estomac d’une compression extrinsèque : ce sont les douleurs et les vomissements. Mais le tableau clinique varie suivant le degré de la sténose.

Dans une première forme coexistant avec une sténose large, seuls de vagues troubles dyspeptiques apparaissent. Le malade se plaint de pesanteur, de gêne postprandiale, de ballonnements, de nausées. Il y a quelquefois alternative de constipation et de diarrhée. Les malaises qu’il ressent sont en général précoces et débutent immédiatement après l’ingestion d’aliments. Certaines positions favorisent sa digestion comme le décubitus latéral droit ou gauche. Son état général n’est pas touché. Il.cst souvent pris pour un dyspeptique à type hypochlorhydrique et soigné comme tel.

À un degré de plus, des douleurs apparaissent.

Celles-ci débutent précocement; elles sont vives ou

moyennes à allure de crampes ou de brûlures, elles

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sont peu calmées par les aliments ou les alcalins. Leur irradiation est souvent lombaire. Elles s’accompagnent de régurgitations plus ou moins acides. L'examen de l'abdomen pendant la crise révèle une douleur sourde à la pression de l’hypocondre gauche et souvent une légère défense du musele grand droit. C’est une forme

gastralgique pure.

Au stade suivant des vomissements apparaissent au moment des paroxysmes douloureux et surtout au cours des crises gastralgiques les plus violentes. Ils sont en général précoces et débutent immédiatement après l’ingestion d’aliments; cependant on a pu les voir survenir tardivement une heure et demie à deux heures après le repas. Ce sont des vomissements alimentaires plus ou moins abondants avec liquide d’hypersecrétion. À l’examen de l’abdomen on retrouve les mêmes signes cliniques de la forme gastralgique pure. À ce stade il n’y a ni tension épigastrique ni ondulation péristaltiqu'e. Cependant. dès ce moment la percussion et la compression pourront révéler une anomalie dans la situation et la forme d’un organe juxtagastrique ou la présence d’une tumeur. Dans l’intervalle des crises il existe des accalmies souvent longues où le malade ne souffre pas, ne vomit pas et pendant lesquelles il se « retape ». On note peu

d’amaigrissement et l’état de santé reste compatible

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