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la biloculation. De plus les changements de position du malade, la palpation manuelle, le chilaïditi ne modifient pas la situation de l’encoche sur la grande courbure, ni sa forme. L’examen en couche mince montre que les replis du relief muqueux sont repoussés régulièrement vers la petite courbure comme les plis d’un
rideau par son embrasse.
Dans ces divers cas, la biloculation était d’origine spasmodique. Mais l’ulcère gastrique peut donner à un stade avancé une biloculation gastrique organique. À l’examen radiologique de ce cas lorsqu'on fait ingérer de la baryte au malade la substance opaque s’arrête dans la poche supérieure, alors que la poche inférieure ne se remplit que très lentement par un mince filet qui coule en bavant le long de la petite courbure. La baryte stagne dans la poche supérieure et ni la pression, ni les changements de position n’accélèrent son évacuation. Par la pression abdominale, il est impossible de faire refluer la baryte de la poche inférieure dans la supérieure. De plus les contours des deux poches ainsi que l’isthme sont parfois irréguliers, hérissés de petites franges (périgastrite). La palpation manuelle, le chilaïditi, les diverses positions d'examens, ne modifient ni l’aspect, ni la situation de la sténose, L'examen du relief muqueux montre un bouleversement des plis normaux principalement au
niveau du défilé.
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Le tableau clinique des sténoses gastriques cancéreuses diffère sensiblement de celui des sténoses médiogastriques par compression extrinsèque. Dans les cas classiques, le malade s’est plaint d’anorexie, de dégoût pour les graisses. Les matières vomies sont noirâtres, marc de café, et les examens de laboratoire y décèlent du sang plus ou moins digéré. Les douleurs sont plus sourdes. L’aspect de la peau du malade présente un aspect spécial qui traduit l’intoxication cancéreuse : elle est souvent de couleur jaune paille. A l’examen radiologique on trouve surtout un net aspect de biloculation dans les cas de cancer sténosant médio-gastriques. L’étude de son diagnostic différentiel d’avec celui des compressions médio-gastriqués ,extrinsèques vaut pour toutes les autres sténoses cancéreuses. Là on constate l’existence de deux poches supérieure et inférieure réunies par un canal de communication, long, tortueux et central. En effet, la masse cancéreuse, se développe concentriquement, réduisant de plus en plus, par l’apparition de ses bourgeons, l’espace libre entre eux. Mais le canal est axial, un peu hérissé de petits aspects lacunaires. Il est rigide ne se dilatant pas au passage de la bouillie. Le chilaïditi, la pression manuelle ne le modifient pas. Les contours du pôle inférieur de la première poche et du pôle supérieur de la deuxième sont irréguliers et présentent un aspect
lacunaire. Cependant on peut retrouver ce même as-
pe
pect lacunaïre dans certaines compressions médio-gastriques : une tumeur bourgeonnante, un kyste soit du lobe gauche du foie, soit du pancréas, peuvent rendre irréguliers les contours de la sténose. Mais, dans le cancer médio-gastrique l’onde péristaltique est bloquée au niveau du canal. Elle ne passe pas. Des radiographies en couche mince montrent l’absence complète des lignes du relief muqueux et on aperçoit la saillie claire des bourgeons cancéreux au niveau du défilé, au dessus et en dessous.