‹ Contribution à l'étude des Connexions Végétatives du Nerf phrénique: L’anastomose phreno-sympathique de la base du couChapitre 21 sur 27 · IT. — EFFETS SUR LA BRONCHO-MOTRICITE · texte numérisé non relu

IT. — EFFETS SUR LA BRONCHO-MOTRICITE

DaniELopozu n’a obtenu aucun effet bronchomoteur de l'excitation du nerf phrénique [r31.

Iil. — EFFETS SUR LA BRONCHO-SECRETION.

L'étude expérimentale de la broncho-sécrétion est très difficile. La principale difficulté est de recueillir le sécrétion bronchique qui, à l’état physiologique, recouvre d’un film extrêmement mince la muqueuse bronchique. De nombreuses tentatives ont été faites par RosBacn (1882), HENDERSON (1910), ScniLr, FLOREY et WELLS (1931), GORDONOFF (1934). Elles prêtent toutes à discussions. Plus récemment BiNET et BOURLIÈRE (1944), reprenant les travaux de Perry et Boyp (1941) ont mis au point un dispositif qui collecte les sécrétions bronchiques au bout d’une canule introduite dans la trachée de l'animal et maintenue déclive [6]. Latéralement un orifice fournit un air tiédi et humidifié. Cette méthode permet d'évaluer la sécrétion physiologique. Les auteurs ont pu confirmer ainsi le rôle prépondérant du vague dans la broncho-sécrétion.

Nous avons cherché à savoir si l’on pouvait modifier la sécrétion bronchique par une action

sur les fibres végétatives du nerf phrénique. La sonde de Souras pour examen fonctionnel nous a permis de recueillir séparément les sécrétions de chaque poumon. Cette possibilité de faire des examens comparativement à un poumon témoin nous a affranchis des conditions de température et d’humidité indispensables lorsqu'on étudie la sécrétion globale. De parti pris nous avons endormi nos chiens à l'éther qui, aux doses somnifères, produit habituellement une hypersécrétion bronchique, surtout quand s’y associe une intubation trachéale.

Nous avons conscience d’avoir étudié ainsi les variations d’une bronchorrhée pathologique et non d’une sécrétion physiologique. Mais ce qui nous intéressait était d'apprécier d’un côté par rapport à l’autre les variations qualitatives et quantitatives sous l'effet d’inhibition ou d’excitation unilatérales des nerfs végétatifs. Nous ne prétendons pas non plus avoir fait la part exacte des phénomènes d’excrétion et de sécrétion, des processus pulmonaires et broncho-trachéaux. Nous avons évalué le taux de mucine des échantillons d’expectoration par précipitation à l’acide chlorhydrique et sédimentation dans un tube d’Esbach. Cette méthode très grossière est suffisante pour faire des mesures comparatives. Voici les résultats que nous avons enregistrés :

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De ce tableau on peut tirer les renseignements suivants :

a) Excitation du vague. :

L'augmentation de la sécrétion obtenue est rapide et importante. Mais les réponses sont bilatérales, variables et transitoires. Les effets sont analogues, qu'on excite le bout central ou le bout périphérique, à condition qu’un: seul côté soit sectionné. L'hypersécrétion est abondante à la fois aqueuse et muqueuse. En fait, la bilatéralité des réponses ote une partie de son intérêt à notre méthode essentiellement comparative. Cependant, les résultais confirment les expériences de BIner et Bour- LIÈRE et les données pharmacodynamiques classiques. Notre méthode se prête mieux à l'étude du sympathique et du phrénique dont les réponses sont unilatérales.

b) Excitation du ganglion stellaire.

Elle détermine une hypersécrétion homolatéra- ‘le modeste, et surtout aqueuse. Il est probable que dans les cas: où cette hypersécrétion s'est montrée plus importante il s'agissait d’un transudat alvéolaire.

c) Novocaïnisation du ganglion stellaire.

Elle diminue légèrement la sécrétion globs'e et surtout sa partie aqueuse.

d) Excitation du nerf phrénique.

Le retentissement est également homolatéral.

L'effet est le même que celui obtenu par l'ex-

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citation du ganglion stellaire bien que plus léger. L'hypersécrétion porte surtout sur l'élément aqueux.

e) L'excitation d'un nerf phrénique ayant gardé ses connexions diaphragmatiques ne donne pas de résultats différents. L'excitation du phrénique en-dessous de l'origine de l'A.P.S. est sans effet. Ces faits ne sauraient nous étonner puisque notre dispositif d'aspiration des sécrétions .se charge de l’excrétion et l’affranchit de la mécanique diaphragmatique.

f) La novocaïinisation du nerf phrénique est sans effet. se

Notre dispositif expérimental ne nous a pas permis de reconnaître des qualités différentes aux effets broncho-sécrétoires obtenus à partir du phrénique et à partir du stellaire.

Mais par contre :

o) L’excitation simultanée du stellaire et du phrénique est plus efficace que ne l’est chacune d'elle séparément.

h) La novocaïnisation combinée du phrénique et du stellaire l’est également.

En somme

En ce qui concerne le rôle du pneumogastrique et du ganglion stellaire, les résultats de nos expériences sont conformes aux données expérimentales et pharmacodynamiques. Les travaux de BIner et BOURLIÈRE, pour qui le X est le grand nerf bron-

cho-sécrétoire, sont confirmés. Nos résultats sont

en accord avec les propriétés bien connues des subs-

tances vagolytiques et. sympathomimétiques. Enfin, l'effet favorable de l’infiltration stellaire dans cer-,

taines bronchorrhées (Dos GnaLt, AMEUILLE) trouve

ici une démonstration expérimentale. :

En ce qui concerne le rôle du phrénique végétatif dans la broncho-sécrétion, il est surtout intéressant de noter qu'il s'exerce dans le même sens que le sympathique, et ajoute à son action. (Get effet peut s’interprêter de deux façons : |

a) soit addition d’une sécrétion bronchique à une exsudation alvéolaire, ou d’un effet glandulaire à un effet circulatoire.

b) soit renforcement par le phrénique végétatif d’un effet bronchique, alvéolaire, glandulaire ou circulatoire mis enjeu par le stellaire.

Anatomiquement, ces interprétations sont toutes deux valables puisqu'on connaît les connexions de PJ’A.P.S. avec les deux centres ganglionnaires : pulmonaire et bronchique.

Physiologiquement, nous ne pouvons choisir.

Malgré que BursTEIN n'ait pas enregistré d'effets valables sur la petite circulation, nous n'irons

pas jusqu'à .nier toute efficience de l'excitation

phrénique sur les alvéoles. Notre dispositif expérimental est trop grossier pour apprécier la part des facteurs circulatoires et bronchiques dans lélabo-

Ga

ration du crachat recueilli au bout de nos sondes. k Le sacrifice de nos chiens ne nous à rien appris de probant à cet égard. | |

Nous né pouvons donc pas assigner au nerf phrénique et au ganglion stellaire des rôles limités et bien définis dans la circulation nourricière et dans la circulation fonctionnelle.

Mais pratiquement les faits demeurent d'une efficience du phrénique végétatif sur la bronchosécrétion et d’un effet de renforcement ou d’'addition quand l’action sur le phrénique est associée à celle sur le ganglion stellaire. Ces faits comportent des incidences thérapeutiques. Maïs avant de savoir comment agit la phrénicectomie, ïl faut se demander comment se comporte cette intervention vis-

à-vis de l'A.P.S.

CONCLUSION. e:

° L’A. P.S. est impossible à étudier directement. Les essais portent sur les fibres végétatives du tronc du nerf phrénique, après section de celuici en dessous de l’origine de l’A.P.S.

2° Les filets végétatifs ne paraissent pas intervenir dans la broncho-motricité.

3° Les. modifications circulatoires de la petite circulation par excitation du nerf phrénique, si elles existent, n'apparaissent pas si l’on réalise un dispositif expérimental supprimant le facteur car-

diaque.

4° Le nerf phrénique végétatif est un nerf broncho-sécréteur dort l’action renforce celle du ganglion stellaire. Ses fibres, en effet, transportent jusqu'au ganglion stellaire des influx vaso-sécrétoires. Son exsudation est donc plus spécifique que celle de ce ganglion. C’est ainsi que l’on pourrait expliquer l'effet de renforcement “de la sécrétion bronchique lorsqu'on associe les deux modes d’excitation.

sa constitution.

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à INTERRUPTION DU NERF PHRENIQUE EX AVANT DU SCALENE- : de

Lena du nerf phrénique n'intéresse pas directement l’A.P.S. dont l'origine est plus basse, mais englobe les fibres végétatives qui entrent ais

: — 66 — Pareillement l'infiltration novocainique ne s'élend pas au delà de 1 cm. ou de 2 em. du point d'injection. ie er L'alcool a, plus que la novocaïne, tendance à diffuser sous la gaine du nerf, vers le bout périphérique et le long de PA.P.S.

L'arrachement du phrénique par enroulement du bout distal autour d'une pince, entraîne une rupture de l’'A.P.S. à quelques millimètres, à 1 cm. au plus, de son origine. L’A.P.S. s’est toujours avérée trop fragile pour entraîner une traction appréciable sur le ganglion stellaire au cours de la phrénicectomie. Nous ne croyons pas que l'on puisse imputer à un tiraillement du stellaire transmis par l’A.P.S. les cas de mort subite au cours de la phrénicectomie. :

Nous comprendrions plus facilement qu’on impliquât l’A.P.S. qui, nous l’avons vu, s’encastre dans l'épaisseur du fascia endothoracique, dans la production d’un pneumothorax au cours de la phrénicectomie. Nous n'avons cependant pas réussi à déchirer le dôme pleural par ce moyen.

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