‹ Contribution à l'étude des constituants techniques de la TourbeChapitre 42 sur 59 · MÉTHODES EMPLOYÉES · texte numérisé non relu

MÉTHODES EMPLOYÉES

. Après cet aperçu sommaire sur les méthodes préconisées pour la constitution de la tourbe, nous allons décrire les méthodes que nous avons employées, nous permettant d'avoir des résultats fidèles ayant une signification pour le choix des tourbes pour un emploi déterminé ou aussi nous indiquant le degré d’humification.

ECHANTILLONNAGE DES TOURBES

La première opération qui doit être faite avec grand soin est l’échantillonnage. Nous avons suivi les directives données pour l’échantillonnage des charbons selon ‘la Condamine (Chaleur et Industrie p. 190, 1924), Patouillet (Contrôle chimique des raffineries de pétrole) et Afnor B II 4. L'analyse faite dans un laboratoire n’a de sens et ne présente de l'intérêt que si le produit examiné représente effectivement un échantillon moyen de la masse à analyser. Par définition un échantillon moyen est une certaine masse de produit, en général très petite par rapport à la masse totale, mais qui représente exactement l’ensemble de la masse. Le prélèvement est donc une opération extrêmement importante surtout lorsqu'on considère que la teneur en cendres peut varier de 0,7 à 40 %. Au-dessus de 40 % nous considérons les échantllons comme de l’humus.

Le premier échantillon se composant de plusieurs prélèvements pourra être important et s’appellera l’échantillon global. De celui-ci on tirera par la suite un ou

plusieurs échantillons réduits qui dont à leur tour représenter la composition moyenne de l'échantillon global. Si l'on songe que des essais sur des quantités de substances inférieures à 10 gr. devront donner les constituants techniques de tourbières entières, on conçoit les soins et les précautions qu'il faut appotter au prélèvement d’un échantillon.

Echantillon global

Nous allons en premier lieu rechercher les conditions pour réaliser l’erreur minima entre la composition moyenne et la composition de l'échantillon global. La tourbe est constituée de morceaux se composant de matières organiques ou inorganiques et de morceaux contenant le mélange des deux. D'autre part il peut y avoir des parties plus sèches. On pourrait faire intervenir le calcul des probabilités et en déduire l'erreur minima, mais les résultats obtenus ne sont pas rigoureux et ne peuveni donner qu’une approximation de l'erreur. Il est possible de tirer quelques conclusions :

1) on constate que l'erreur la plus faible est commise en faisant des prélèvements sur une masse se composant de particules fines ;

2) on est parti de l'hypothèse que les matières organiques et inorganiques ont le même poids. Elle est inexacte. On aurait donc intérêt, lorsque cela est possible, de prendre un échantillon de morceaux calibrés.

L’appareillage pour l'échantillonnage de la tourbe comprendra :

1° une sonde, de préférence une sonde à fermeture automatique ;

2° une pelle ;

3° des emballages.

Lorsqu'on déverse un mélange se composant de morceaux de différents calibres sur une surface, il peut se produire une accumulation de gros morceaux en bas. On doit aussi remarquer que la teneur en eau des parties superficielles peut être différente de celle à l'intérieur de la tourbe, de plus une tourbe exposée longtemps à l'air peut être oxydée.

Supposant que nous ayons réuni le contenu de plusieurs sondes et que nous soyons en ‘possession d’une quantité considérable de tourbe il va falloir prélever

l'échantillon réduit qui devra représenter la composition moyenne.

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Echantillon réduit

Les méthodes de réduction de l'échantillon reposent

toutes sur le même principe. On emploie les objets suivants :

1) une surface métallique plane appelée un marbre :

2) des palettes en bois ou en tôle qui serviront à étaler et bien mélanger le produit ;

3) un rouleau ; 4) un broyeur.

Afin de réduire l'échantillon on commence par réunir les prélèvements des sondages. La masse est bien mélangée de façon que les morceaux soient bien répartis. On étale alors la tourbe sur le marbre et passe le rouleau pour faire une galette. La réduction de l'échantillon se fait en prélevant, après avoir tracé deux diagonales, les parties opposées.

On peut opérer une nouvelle réduction. En présence de grandes quantités de tourbe on fait plusieurs galettes successives, mélange ensuite les prélèvements et constitue l'échantillon final. L'échantillon devra alors être transformé en poudre très fine (0,15 à 0,20 mm.). * Dans ce but on sèche la tourbe à l’air. Ensuite elle sera broyée. Comme appareil nous avons utilisé un moulin à café. Après le broyage on mélange bien la tourbe et on la tamise. S'il y a un refus, on fait un second ibroyage. On pourrait aussi déterminer le pourcentage du refus et faire une analyse séparée.

On conçoit que plus on mélange les tas de tourbe qui passeront sur le marbre, plus on obtiendra un échantillon final homogène représentant fidèlement la moyenne de l'échantillon global.

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