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bles pourraient être faites chez des enfants, dont les géniteurs sont soumis à des intoxications chroniques diverses (mercure, sulfure de carbone, morphine, café, tabac, etc.).
Hérédité sous la dépendance des maladies de la mutrition.
Malgré le manque de notions précises sur les bases anatomiques et physiologiques des maladies que nous attribuons à la diathèse dite arthritique, un fait amplement démontré est leurs relations avec les diverses manifestations névropathiques, à tel point que l'Ecole de la Salpêtrière les a réunies dans une grande famille, à laquelle elle a donné le vocable de neuro-arthritisme. BAILLARGER, LASÈGUE et surtout CHARCOT ont établi des rapports étroits entre le diabète. la goutte, l'asthme, le rhumatisme chronique, la migraine et les névroses convulsives.
FÉRÉ, BISWANGER, GÉLINEAU en ont observé des cas très nets et il doit être généralement admis que l’arthritisme peut déterminer chez l'embryon des troubles nutritifs, dont la conséquence sera un état névropathique héréditaire, dont les convulsions de l’enfance et plus tard l’épilepsie seront les manifestations.
Consanguinité et causes diverses
Nous ne pouvons mieux terminer ces considérations sur les différentes modalités de l’hérédité névropathique qu’en abordant la question de l'influence de la consanguinité.
La consanguinité est l’état de proches parents des
conjoints. Depuis longtemps on lui a attribué une influence néfaste et les lois humaines, ainsi que les lois de l'Église catholique, ont prohibé et flétri du nom d’incestueuses les unions consanguines.
Boupix, TROUSSEAU, RILLIET ont imputé à la consanguinité les influences morbides les plus diverses sur le produit de conception et en particulier la prédisposition aux névroses convulsives.
Aujourd'hui on admet généralement que l'influence de la consanguinité se réduit à une accumulation par convergence de l’hérédité : “ La nervosité, écrit Paul Bear, est alors passée au carré ,.
A défaut d'autre prédisposition héréditaire, on a incriminé la disproportion d'âge entre les époux ou l’âge avancé des deux conjoints. Dans le même ordre d'idées, FÉRÉ regarde comme indice d’une tare dégénérative le fait d’une longévité exceptionnelle parmi les ancêtres : “ Il semble, dit-il, que ces derniers ont épuisé en quelque sorte la vitalité de la race ,.
BiswanGER attribue d'autre part une influence sur le germe aux processus inflammatoires ou dégénératifs du testicule ou de l'ovaire.
d) Enfin, parfois, seuls des stigmates physiques grossiers de dégénérescence ou une association de stigmates physiques et psychiques, constatés avant l'apparition des attaques convulsives, peuvent être la signature de la tare névropathique héréditaire. C’est ainsi que l’on a remarqué fréquemment chez les enfants épileptiques ou prédisposés à l’épilepsie de l’asymétrie craniofaciale, accompagnée fréquemment d'un arrêt de
développement des arcs-maxillaires, d'implantation vicieuse des dents et des cheveux, d’asymétrie de la voûte palatine qui prend en même temps une forme ogivale.
On observe encore des synostoses prématurées des sutures craniennes produisant des déformations variées du crâne (crâne en tourelle, en pain de sucre, crâne dolichocéphale).
On a noté encore d’autres anomalies craniennes (plagiocéphalie, microcéphalie, macrocéphalie) ou faciales (prognathisme etc.) Une mention spéciale doit être accordée à la présence de l’apophyse lémurienne d'ALBRECHT, constituée par une saillie de l’angle de la mâchoire sur le bord inférieur, saillie en avant de laquelle se trouve une dépression, l’échancrure lémurienne.
Citons encore la fréquence des tics, du bégaiement, du strabisme et du nystagmus; les asymétries de couleur et de ton de l'iris, la déviation de la pupille, l’astismatisme. Fréquentes aussi sont les anomalies diverses décrites par les auteurs: anomalies du pavillon de l’oreille, asymétrie thoracique, anomalies des organes génitaux, etc.
Ces stigmates physiques, surtout s’ils sont associés, doivent être considérés comme de sûrs témoins de la
tare dégénérative.