‹ Contribution à l'étude des convulsions infantiles considérées dans leurs rapports avec l'épilepsieChapitre 15 sur 48 · ANTON · texte numérisé non relu

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troublée par des désordres survenant au début de la vie extra-utérine et dont les effets se feront d'autant mieux sentir qu'ils agiront plus tôt.

On a incriminé la mauvaise habitude de coucher l'enfant toujours sur le même côté ou de lui serrer fortement le front par un serre-tête, comme on le fait si souvent dans le Midi de la France. On provoque ainsi un chevauchement des sutures craniennes, qui risque de déterminer des lésions de la masse encéphalique.

L'influence des fautes dans l'hygiène du nouveau-né et surtout dans l’alimentation est indiscutable. Nous en arrivons ainsi à examiner le rôle de la nourrice. L'hygiène défectueuse, les émotions et les chagrins, les maladies infectieuses et surtout les intoxications de la nourrice ont été à bon droit incriminés. GUER- SANT à vu un enfant présenter des convulsions chaque fois qu’il prenait le sein après que sa mère s'était livrée au coït. M. le professeur Bupix a parfaitement démontré que les moindres troubles nerveux de la nourrice font immédiatement sentir leurs effets sur le nourrisson.

Le rôle de l’intoxication alcoolique est un des mieux établi et il ressort d’une foule d'observations de DE- CAISNE, CHARPENTIER, VERNAY, COMBE, GOYRAUD, DEMME, BAER, LADAME, BERGERON. Les travaux de ROSEMANN et KLINGEMANN, de Nic£oUx nous ont appris que l'alcool passe en nature à très fortes doses dans le lait. Ce mode d’alcoolisation de l'enfant est le plus souvent la conséquence du préjugé qui veut que la nourrice use largement de vins généreux ou de boissons alcoo-

lisées sous le fallacieux prétexte de se fortifier pour le plus grand bien de son nourrisson.

Ajoutons une autre modalité de l’alcoolisation du nouveau-né : les “ canards , répétés, les “ trempettes , fortifiantes, si usités dans certaines régions.

I nous reste à parler de l'influence prédisposante si discutée du rachilisme. Cette notion a été introduite par William JENNER et vulgarisée par G£E et surtout par Kassowrrz.

Il est un fait à peu près universellement admis : c'est la coïncidence fréquente du rachitisme et des convulsions de lenfance. Mais ce fait est surtout vrai pour le spasme de la glotte et la tétanie.

Quel est alors le mode d'action du rachitisme °? Faut-il incriminer la décalcification des os du crâne, le craniotabes d’ELsasser ? Mais le craniotabes est une lésion banale et une pression même assez forte des os ramollis n’entraine aucun désordre moteur. Faut-il regarder avec Kassowrrz le rachitisme comme produit par une hyperhémie inflammatoire, qui peut se propager des os du crâne aux méninges et à l’encéphale et créer ainsi une hyperexcitabilité corticale ?

Ces théories ont suscité de nombreux contradicteurs : HÉNocCu, RirrEer, ESCHERISCH en Allemagne et, en France, Comgy, d'EsPine et tant d’autres.

CouBy déclare avoir observé rarement en France des cas tels que ceux qu'a décrit Kassowirz en Autriche.

Le spasme de la glotte n’est pas la conséquenee du craniotabes et s’observe chez des énfants qui n’ont pas plus de rachitisme que de craniotabes.

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