‹ Contribution à l'étude des convulsions infantiles considérées dans leurs rapports avec l'épilepsieChapitre 48 sur 48 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

L -- L’hérédité névropathique est la base de l’étiologie des convulsions de l'enfance et nous comprenons ici l’hérédité dans son sens le plus large, car, à côté de l’hérédité homologue, léguée par des ascendants atteints d’une des formes de la névrose comitiale, nous devons faire une plus large place aux hérédités {oxique (alcoolisme, saturnisme, etc.), infeclieuse (tuberculose, syphilis, etc.), diathésique.

I. — Des facteurs du même ordre (alcoolisme conceptionnel, alcoolisme de la nourrice, parexemple), peuvent, dans certains cas, déterminer chez l'enfant une prédisposition acquise.

IT. — Des causes déterminantes multiples, d'ordre réflexe, toxique, toxi-infectieux, viennent réveiller cette prédisposition latente et déterminer l’explosion des paroxysmés convulsifs.

IV. — Les crises éclamptiques de l’enfance sont de véritables crises d’épilepsie. Eclampsie et épilepsie ont même symptomatologie clinique, nécessitent toutes deux pour leur éclosion le même terrain prédisposé et cliniquement l’on observe la transformation commune des convulsions de l'enfance en épilepsie,

V. — Nous devons considérer comme indices certains ou presque certains d’une tare épileptogène, que les convulsions infantiles ne suffiraient pas à affirmer,

la constatation de l'association chez un sujet des antécédents héréditaires que nous avons signalés, de convulsions infantiles et d'une mentalité et d’un caractère spéciaux, faits surtout d’émotivité, d’instabilité, de sensiblerie, d’irritabilité, de violence et d’irdiscipline, qui sont parmi les manifestations psychiques de lépilepsie.

La tare épileptogène sera probable si, les antécédents héréditaires étant inconnus, nous retrouvons chez un ancien convulsif infantile les mêmes manifestations morbides de la mentalité et du caractère.

La probabilité s’accroitra par la constatation de nombreux et grossiers stigmates physiques et psychiques de dégénérescence.

VI. — Ces indications prescrivent un traitement prophylactique rationnel, hygiénique, diététique et médicamenteux, poursuivi opiniâtrement pendant toute l’enfance, surtout à l’approche de la puberté et même à l’âge adulte, qui empêchera le prédisposé de devenir la triste victime de la tare qui lui est échue en partage, pour le plus grand bien de lui-même, des collatéraux qui suivront, de sa famille, de sa descendance, de la société.

VII. — Il nous semble donc indispensable que le médecin, appelé près d’un enfant atteint de convulsions, ne considère pas sa tâche comme terminée lorsque celles-ci ont disparu, mais qu’il fasse bénéficier l'enfant d’une enquête que semblent bien commander toutes les considérations que nous venons de développer.

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