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tuilier, verrier, etc.), et qui prédisposent ainsi à la congestion et aux émanations néfastes d’oxyde de carbone.
Le prédisposé évitera les bureaux et surtout les ateliers où les ouvriers s’entassent et où l'encombrement et l’air vicié leur seront funestes. De plus, trop de mauvais exemples, trop de mauvaises habitudes ébranleront sa volonté chancelante.
Les émanations toxiques des manufactures de tabac, des égouts et des vidanges, lui sont aussi nuisibles. Il ne pourra être ni distillateur, ni liquoriste en raison des vapeurs d’aldéhyde émanant de l’alambic. Il ne doit pas servir comme garçon ou patron dans un café ou un restaurant remplis de fumée de tabac épaisse et nocive. Et, d’ailleurs, combien il serait difficile à notre héréditaire si prompt à entraîner, de rester dans un cabaret sans y boire et sans y jouer!
Avant tout, riche ou pauvre, bourgeois ou artisan, qu'il quitte les villes et principalement les grands centres où l’attrait fatal du café et l’habitude de boire entraînent les plus sages, à plus forte raison les plus faibles.
A l'approche de l’âge adulte, les conseils du médecin à l’adolescent prédisposé auront le plus heureux effet. Il importe de lui montrer la nécessité du traitement hygiénique et médicamenteux prescrit, qui lui sera d'autant moins pénible qu’il aura été institué plus tôt. On le mettra en garde contre les conséquences funestes qu’un relâchement de ces précautions indispensables, une imprudence, un oubli pourraient avoir pour lui, lui faisant perdre un avantage péniblement
conquis. Mais, si d’un côté on lui fait voir le spectre du mal, aussi traître que l’assassin guettant sa victime à l’orée d’un bois, on lui inculquera aussi la foi en un succès assuré.
Il est de toute nécessité de lui faire connaître la mentalité fondamentale de l’épileptique et de lui faire remarquer les défauts de caractère qu’il présente luimême et les rapports qu’ils ont avec la tare comitiale. Il saura ainsi apprécier la nature morbide de ses accès d'irritabilité ou de sensiblerie, de son instabilité et sera mieux en état de se surveiller lui-même, comprendra mieux l’absolue nécessité d’une hygiène et d’un régime pour le plus grand bien de lui-même, de sa famille, de sa descendance.
Il est bien entendu qu’une aggravation de ces troubles mentaux, indice d’une aggravation de la prédisposition, qui pourra faire craindre une explosion prochaine du mal comitial, commandera l'institution d’un traitement hygiénique et médicamenteux, d’un régime plus rigoureux. Il sera alors absolument indiqué d’administrer des bromures, modérateurs du pouvoir réflexe et de l’impressionnabilité nerveuse.
La femme a besoin d’une surveillance particulière à l’époque menstruelle, période troublée qui provoque si souvent une exaltation de la tare épileptique et de ses manifestations. La clinique nous apprend en effet avec quelle fréquence la première crise apparaît chez la femme au moment des règles et presque toutes les observations de femmes comitiales montrent l’augmentation du nombre de crises à l’époque menstruelle. Il est donc très important d’assurer la régularité des
règles et de soumettre la femme, aux approches de cette époque, comme nous l’avons déjà indiqué, à un traitement bromuré plus intensif.
Les rapprochements sexuels devront être modérés, sans qu’il faille recommander une continence qui, par les pollutions nocturnes, les rêves érotiques, les excitences nerveuses qu'elle provoque. pourrait avoir les plus fâcheux effets.
Nous avons cru devoir exposer un peu longuement ce traitement prophylactique de l’épilepsie chez les individus porteurs d’une tare épileptique que nous ont fait soupçonner l'établissement de son casier familial, des convulsions de l'enfance le plus souvent, et la constatation de la mentalité particulière, faite de troubles de l'humeur brusques et sans causes, d’instabilité, qui sont en quelque sorte les manifestations les plus frustes du mal comitial.
Nous avons pensé faire ainsi œuvre utile et nous croyons comme notre maître, M. le professeur Paris, qu’il y aura lieu de “ se préoccuper autant de l’enfant menacé d’épilepsie que l’on prend cure de l'enfant pour lequel on redoute des accidents de nature syphilitique et l’on rendra ainsi, certes, au moins autant de services au point de vue individuel et au point de vue social, car l’épileptique ne mérite pas seulement notre sollicitude comme tout malade, nous la lui devons aussi dans l'intérêt même de la société à laquelle il fait courir des dangers que les médecins aliénistes ont trop souvent l’occasion de
constater ,.