OBSERVATION IX
B.….. Raymonde, 14 mois, est hospitalisée le 13 mars 1952,
pour coqueluche s’accompagnant de crises convulsives.
début de la maladie remonte à un mois. Les quintes typiques au début ne s’accompagnent que de peu de vomissements ; absence de mouvements fébriles. Mais, depuis quinze jours, l'enfant présente des crises convulsives avec succession de phases toniques et cloniques, et perte de connaissance. En l’espace de quinze jours, une dizaine de crises identiques, quelques-unes s’accompagnant d’un certain degré de cyanose,
Le jour de lhospitalisation, nouvelle crise accompagnée de raideur généralisée, de plafonnement des globes oculaires et d’une Éitérmañce de pâleur et de cyanose, L'état général est assez bon ; il existe quelques quintes espacées sans caractère particulier ; la température est à 38°2.
L’examen pulmonaire clinique et radiologique ne montre rien de particulier.
Il n’y à pas de signe neurologique en foyer ; le fond d’œil est normal ; la ponction lombaire donne : 0,30 g d’albumine, 1 cellule et 0,50 g de glucose.
Hémogramme : 13.100 globules blancs,
57 polynucléaires neutrophiles.
40 lymphocytes.
L'enfant est mise sous tente à oxygène et on lui administre pendant les premiers jours 1 g de chloromycétine par jour, ainsi que 0,50 g de streptomycine et 4 cg de gardénal sodique.
L'évolution. est excellente, la température redevient normale vers le cinquième jour. Aucune autre crise convulsive ne se reproduit.
L'enfant sort le 2 avril, pratiquement guérie,