‹ Contribution à l'étude des Coqueluches du jeune enfantChapitre 25 sur 37 · OBSERVATION XIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIX

P... Gilberte, âgée de 2 mois, est hospitalisée le 19 septembre 1951, pour des vomissements dont l’apparition remonterait à une huitaine de jours, Ces vomissements surviennent au cours de petits accès de toux sans caractère particulier. [ls s’accompagnent d’une chute pondérale notable, L’enfant est sevrée depuis une semaine et nourrie au lait sec.

En dehors d’un léger état subfébrile, d’un écoulement rhino-pharyngé séro-mugueux, l’examen clinique viscéral est négatif. Toutefois, la notion d’une contagion familiale récente, le caractère spasmodique des symptômes font soupçonner l'existence d’une coqueluche.

Peu de jours après son entrée, l’enfant présente un clocher thermique à 39° et une toux quinteuse caractéristique. En même temps qu’une aggravation de l’état général, apparaissent des signes fonctionnels pulmonaires, à type de dyspnée intermittente.

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La radiographie pulmonaire montre une opacité diffuse du sommet droit, descendant en coulée le long de l’ombre cardiaque.

La numération globulaire donne 38.000 globules blancs, avec 74 % de lymphocytes et 10 % de monocytes.

; l'enfant est traitée dès le premier jour à la chloromycétine (0,50 g par jour), associée à la streptomycine (0,50 g). On adjoint, 200 grammes de lait maternel par jour.

Après une amélioration passagère, la température remonte à 40° ; l’état général est grave. Une otite bilatérale se déclare. 20 centigrammes d’auréomycine par jour sont associés au traitement sans succès. Une perfusion de sérum novocaïné est mise en place, ainsi que l’oxygénothérapie permanente. Le 8 octobre, devant l’échec de la thérapeutique, on donne à lenfant de la terramycine (0,50 g par jour) et on supprime les autres antibiotiques. ;

Dès le lendemain, la température descend et, au bout de 48 heures, l’apyrexie est obtenue. Parallèlement à l’amélioration des phénomènes infectieux proprement dit, l’état général se transforme. Les quintes diminuent d’intensité et de nombre. J’alimentation devient plus facile, la courbe pondérale reprend son ascension.

Les images radiographiques s’estompent plus lentement.

... Le 20 novembre, veille du départ de l’enfant, le taux des leucocytes était presque normal, mais il persistait encore 60 % de lymphocytes.

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